ÉPISODE 009 DE LA RADIO PALÉO: FAQ – soya, perte de poids et métabolisme trop rapide, budget et viande de qualité, SOPK (ovaire polykystiques)

Cette semaine, Aglaée continue de répondre à vos questions concernant le paléo et la nutrition.
Voici la liste des sujets abordés:

SAMSUNG CSC

  • Perte de poids involontaire et
    métabolsime trop rapide
  • Coût des viandes de qualité
    comment s’en tirer à petit budget?
  • SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) et le paléo

Voilà pour cette semaine.
On se reparle à la radio paléo dans 2 semaines!

QUESTION & SUGGESTIONS?

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Merci et à la semaine prochaine,

Aglaée

ÉCOUTEZ LE DERNIER ÉPISODE DE LA RADIO PALÉO:

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Épisode 009 –FAQ – Aglaée répond à vos questions

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Épisode 007 de la radio paléo: FAQ – végétarisme, protéines végétales, perte de poids, jus d’herbe de blé, lait sans lactose, coconut aminos, Chrono-Nutrition, FIV, grossesse paléo, etc.

Cette semaine, Aglaée continue de répondre à vos questions concernant le paléo et la nutrition.
Voici la liste des sujets abordés:

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Aglaée répond à toutes vos questions à la radio paléo!

Végétarisme et paléo?

Article répondant aux attaques
de la végane Élise Desaulniers

  • Protéines végétales
  • Perte de poids avec le paléo

* Article: Manger paléo pour perdre du poids
* Article: La vie après le défi paléo 30 jours

  • Est-ce paléo?
    • Jus d’herbe de blé
    • Coconut aminos
    • Lait sans lactose
  • Chrono-Nutrition
  • FIV (fertilisation in vitro) et le paléo
  • Grossesse paléo
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L'assiette paléo équilibrée

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Épisode 007 –FAQ – Aglaée répond à vos questions

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Ma réponse à Élise Desaulniers « d’une paléo à une végane »

AVERTISSEMENT: Ce billet est très   L – O – N – G    car j’ai vraiment un gros dédain pour la mésinformation et tenais à mettre tous les points sur les i. 😉

Pour vous mettre en contexte, j’ai accepté de participer à un article pour ou contre le végétarisme (cliquez ici pour le lire) dans le magazine québécois « Véro » (automne 2014). Suite à la parution de ce débat, Mme Desaulniers a écrit une réponse sur son blog. Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Mon temps est très précieux et je n’aime habituellement pas me lancer dans des débats avec des gens qui manquent clairement d’ouverture d’esprit, mais son article m’a vraiment dérangée pour plusieurs raisons: son ton condescendant, son attitude supérieure, ses accusations personnelles  et, plus que tout, plusieurs faits omis.

C’est assez pour que je prenne de mon temps pour écrire une réponse. Je ne tiens pas nécessairement à ce que Mme Desaulniers la lise, car je sais qu’il n’y a rien que je ne pourrais dire qui ne la ferait changer d’idée, mais je veux que vous, mes chers lecteurs, ne vous sentiez pas attaqués comme moi par ses propos. Pour ce faire, je vais tirer quelques lignes de son billet pour y répondre directement.

Ma propre expérience inclut
celle de mes clients
et des tonnes de recherche

Premièrement, elle m’introduit ainsi « À droite, Aglaée Jacob, qui détient un bac et une maîtrise en nutrition, défend le point de vue contraire à partir de sa propre expérience ». 

Je voudrais seulement dire que mon point de vue ne vient pas seulement de ma propre expérience, bien qu’elle y compte certainement. Mon point de vue vient également de centaines d’heures de recherche approfondie sur le sujet dans la littérature scientifique ainsi que l’expérience de centaines de clients avec qui j’ai travaillé dans les dernières années.

Apparemment, je me jette sur les steaks saignants… 😉

Sur un ton passif agressif, elle continue « J’aurais bien aimé en savoir davantage sur la santé déclinante de madame Jacob lorsqu’elle était végée. Qu’est-ce qu’elle mangeait? Qu’est-ce qui manquait? A-t-elle essayé de modifier ses habitudes avant de se jeter sur son steak saignant? ».

Cette information n’est pas difficile à trouver. J’ai partagé de façon très ouverte mes problèmes de santé sur d’autres plates-formes. Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai souffert de problèmes digestifs chroniques, mais je l’attribue à une infection gastro-intestinale que j’ai attrapée lors de mes voyages, pas à une alimentation végétarienne. Mais je peux dire que c’est en faisant la transition à une alimentation paléo que j’ai pu gagner contrôle de mes symptômes intestinaux (suite au développement de syndrome de l’intestin irritable post infectieux).

Toutefois, je peux véritablement dire que j’ai souffert de manque d’énergie et d‘anémie (difficile à corriger même pour une nutritionniste et même avec supplémentation) en étant végétarienne, problèmes qui se sont envolés dès que j’ai commencé à manger paléo. J’ai aussi été diagnostiquée avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un problème qui représente la plus grande cause d’infertilité chez la femme et qui peut être aggravé par une alimentation riche en glucides et pauvre en gras tel que l’alimentation végétarienne l’est.

Manger paléo m’a permis de contrôler mes hormones, réduire mon nombre de kystes sur les ovaires de plus de 70% et de devenir fertile pour maintenant avoir un petit garçon en santé. 🙂

Viande rouge, gras saturés et santé:
ou comment ne PAS interpréter les études épidémiologiques…

Elle mentionne ensuite « Selon Aglaée Jacob, aucune étude ne prouverait que la viande rouge et les gras saturés peuvent être néfastes sur la santé et causer certains cancers. Pourtant, pas besoin de chercher bien loin pour se convaincre du contraire » et donne quelques exemples.

Premièrement, je n’utilise pas de site de vulgarisation scientifique auquel elle réfère dans son billet et préfère plutôt aller directement à la source. Ce n’est qu’en lisant les études scientifiques, leurs méthodologies et leurs résultats qu’on peut avoir l’heure juste (ne lire que les résumés est une des raisons pourquoi la nutrition est un sujet très controversé dans les médias…!).

J’ai bien lu les études mentionnées. Le problème est que ce sont des études de type épidémiologique… Il est bien connu dans le domaine des sciences et des statistiques que ce genre d’étude ne devrait JAMAIS servir pour faire des recommandations ou tirer des conclusions. Ça ne permet que d’obtenir des hypothèses pour faire des études cliniques par la suite. Les corrélations qui y sont trouvées ne devraient JAMAIS être interprétées comme étant une relation effet-cause, car nous n’en avons absolument aucune idée.

Par exemple, si je vous dis qu’il y a beaucoup de camions de pompiers aux sites d’incendie, un type corrélation qu’on pourrait facilement trouver avec un type d’étude épidémiologique, ça ne veut pas dire que les camions de pompiers causent les incendies… vous êtes d’accord? C’est la même chose avec les études en nutrition.

De plus, souvent les études épidémiologiques utilisent des questionnaires demandant aux gens de se rappeler ce qu’ils ont mangé dans la dernière année à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire… pas très précis à mon avis comme méthodologie! Souvent, la pizza et autre junk food sont interprétées comme étant de la viande rouge à cause de son pepperoni et le poids de l’aliment en entier est inclut dans la quantité de viande rouge consommée… Ça vous paraît honnête?

Et il ne faut pas oublier qu’aucune de ces études ne fait la distinction entre les gens qui mangent de la viande de pâturage avec une grande quantité de légumes tout en faisant attention à leur santé et les gens qui mangent leur viande entre deux tranches de pain (hamburgers) avec une boisson gazeuse et des frites cuites dans de l’huile végétale rancie.

Bref, je ne veux surtout pas utiliser pas ces études pour tirer mes conclusions.

Pour ce qui est de la « controverse » des gras saturés, hé bien ça ne devrait vraiment plus être une controverse… Encore une fois, les gras saturés ont été démonisés depuis des décennies mais les raisons sont beaucoup plus de politiques que scientifiques (lisez Good Calories, Bad Calories si vous comprenez l’anglais pour une analyse méticuleuse avec des centaines d’études à l’appui si vous voulez en savoir plus). Une des récentes preuves les plus convaincantes quant à l’innocuité des gras saturés est parue dans The American Journal of Clinical Nutrition en 2010 (lire l’étude ici).

Cette méta-analyse (une étude regardant toutes les études faites sur un sujet donné) inclut 347 747 participants suivis pour des périodes de 5 à 23 ans et montre clairement qu’il n’y a AUCUNE association entre la consommation de gras saturés et le risque de maladies cardiovasculaires et d’ACV. Cette étude n’est qu’un exemple, mais il y en a beaucoup d’autres menant aux mêmes conclusions.

Même le Times Magazine s’est pratiquement excusé, près de 30 ans après son article démonisant le cholestérol et les gras saturés, avec un article montrant toute la science moderne qui confirme que le beurre n’est pas l’ennemi (le véritable ennemi est le sucre!).

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Le Time magazine en 1984

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Le Time magazine en 2014! 🙂

Le paléo augmente le mauvais cholestérol….? et le BON!

Finalement, pour ce qui est de l’augmentation de cholestérol observée après l’adoption d’une diète paléo… et bien oui, c’est parfois vrai! Encore là, il ne faut pas s’arrêter à l’article vulgarisé en hyperlien dans son article mais il faut aller à la source (article scientifique original ici). Les 44 participants en santé ont suivi une diète paléo pendant 10 semaines.

Résultat: oui, leur « mauvais » cholestérol LDL (encore une fois les termes mauvais et bon cholestérol sont très simplifiés et ne représentent pas toute l’histoire!) a augmenté… et bien que le résultat soit statistiquement significatif (p<0.01), il n’est pas nécessairement cliniquement significatif.

La moyenne de leur niveau de LDL est passée de 2.4 à 2.7 mmol/L, ce qui est encore bas et ne pose définitivement pas de problèmes pour la santé cardiaque… et en plus, leur « bon » cholestérol HDL a également augmenté (p<0.01).

Il est aussi important de noter que l’étude ne prend pas en considération l’autre panoplie de mesures prouvées comme étant plus importantes pour mesurer le risque de maladies cardiovasculaires: la taille des particules de LDL, les marqueurs inflammatoires, les triglycérides, la glycémie, etc.

Ah oui, et devinez quoi? L’étude montre en fait que les participants ont perdu du poids, réduit leur pourcentage de gras corporel et améliorer leur performance physique au gym!
Les résultats sont donc en faveur du paléo d’après ce que je vois!

Pourquoi ne pas avoir mentionné cette information?

Les chercheurs sérieux savent bien que les niveaux de cholestérol ne constituent qu’un marqueur intermédiaire (surrogate endpoint) et non pas un vrai marqueur clinique, car il n’est en fait pas du tout clair que des niveaux élevés de LDL représentent un risque plus élevé de quoi que ce soit (tout comme le lien entre les camions de pompiers et les incendies!).

D’autres études sur l’alimentation paléo montrent des résultats semblables:

  • l’atteinte d’un poids santé,
  • parfois une légère augmentation des niveaux de LDL mais en faveur des grosses particules denses de LDL qui ne sont pas athérogéniques (causant de la plaque),
  • une augmentation du HDL (bon cholestérol),
  • une diminution des triglycérides,
  • une diminution de l’inflammation,
  • une meilleure sensibilité à l’insuline,
  • une glycémie (taux de sucre) mieux contrôlée…
  • et j’en passe!

Et saviez-vous que de BAS niveaux de LDL sont associés avec un risque accru de mourir de n’importe quelle cause (étude chez les femmes) ainsi que de suicide et de violence? Encore des faits dont la plupart des gens n’entendent malheureusement pas parler… 😦

D’accord, assez pour ce point. Passons à autre chose, car je pourrais écrire à ce sujet toute la journée. 🙂

Et le poisson?
il est en fait plus risqué de ne pas en manger

Maintenant qu’on a parlé de la viande rouge et des gras saturés, parlons du poisson. « Et le poisson? Tous les poissons sauvages peuvent contenir des résidus de métaux lourds comme le mercure, ce qui affecte le développement et le fonctionnement du cerveau. Ils peuvent aussi contenir des produits chimiques industriels (BCP, dioxines) et des pesticides comme le DDT. De nombreux spécialistes recommandent d’ailleurs aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux jeunes enfants de limiter leur consommation de poissons sauvages à cause de leur toxicité. »

Je ne sais trop quoi dire sur ce point et ne sais pas vraiment d’où elle tire ces recommandations. Oui, il est préférable d’éviter les gros poissons, tels que le requin et l’espadon, qui sont au sommet de la chaîne alimentaire pour réduire notre exposition au mercure.

Heureusement, le sélénium est un minéral qui nous aide à ne pas absorber autant du mercure présent dans nos aliments. Et devinez quelle est une des meilleures sources de sélénium? Oui, le poisson! Les poissons qui contiennent plus de sélénium que de mercure, ce qui représente la majorité des poissons provenant de l’océan, sont sécuritaires à consommer de façon régulière.

Et les niveaux de BCP et dioxines sont en fait beaucoup plus élevés dans la viande (d’élevage conventionnel), les produits laitiers et même les légumes que dans le poisson… Donc cet argument ne tient pas!

Il y a en fait plus de risques de ne PAS consommer de poisson que d’en consommer!

Une de ces raisons est due à leurs oméga-3 marins qui sont indispensables pour le développement du cerveau, surtout chez le foetus et les nouveaux-nés en plus de contribuer au bon fonctionnement et au bien-être de notre cerveau à l’âge adulte. Deux à trois portions de poisson par semaine est l’idéal.

Et non, les oméga-3 de la graine de lin ne sont pas équivalents (cherchez sur les ALA vs EPA/DHA pour plus de détails).

Le EWG a ce calculateur (en anglais) pour vous aider à trouver les sources les plus sécuritaires à différents stades de votre vie. Cet outil de National Geographic (en anglais) indique également la durabilité, la quantité d’oméga-3 et la contamination au mercure de différentes espèces de poisson.

Et pour réduire la quantité de toxines dans mon assiette, je choisis personnellement plus souvent de petits poissons comme les sardines et du saumon sauvage de l’Alaska. J’évite les OGM de maïs et de soya en choisissant des poissons pêchés à l’état sauvage plutôt que des poissons d’élevage.

Je ne suis pas une « adepte du régime paléo »

Mme Desaulniers me décrit ainsi: « La jeune adepte du régime paléo ».

Premièrement, le qualificatif jeune ne semble être là que pour ébranler ma crédibilité.

Deuxièmement, la définition du mot adepte est la suivante:

  1. Membre d’une secte, d’un mouvement ou d’un groupement demandant un engagement personnel
  2. Partisan convaincu d’une doctrine ou de son promoteur

Je crois que ce n’est jamais sain que de se définir par sa façon de manger ou même un diagnostic. Par exemple, je ne dis jamais « un céliaque » mais bien « une personne avec la maladie céliaque ». Il en est de même avec l’alimentation.  Lorsque notre façon de manger nous définit, ça peut devenir problématique et ça semble souvent être le cas avec les gens adoptant un régime végétarien ou végétalien.

Pour ma part, JE NE SUIS PAS PALÉO…. mais oui, je mange paléo.

Comment choisir des protéines durables

Plus loin, on m’accuse d’essayer de me déculpabiliser en achetant ma viande dans des marchés fermiers ou directement des fermiers: « Acheter sa viande d’un petit producteur local et souriant n’en fait pas pour autant une source de protéines durable. En fait, le bilan environnemental d’une adepte du régime paléo serait moins important si elle achetait sa viande à l’épicerie. En effet, les bovins élevés en pâturage émettent davantage de méthane que ceux élevés de façon intensive. »

Oui je suis d’accord que ce n’est pas le sourire du producteur qui fait la différence, quoi que ce soit bien agréable. Ce qui fait la différence est de savoir d’où proviennent ses aliments.

Je crois que c’est le PLUS GROS PROBLÈME actuellement:
les gens ne savent pas d’où proviennent leurs aliments. 

Personnellement, j’achète ma viande de petits producteurs, leur pose des questions sur leurs pratiques d’élevage et visite même leur ferme lorsque c’est possible.

Pour ce qui est de la quantité de méthane produite par les bovins de pâturage, c’est un fait! Lorsque les bovins consomment leur diète idéale, c’est-à-dire de l’herbe et non pas des céréales, leur diète est par le fait même plus élevée en fibres ce qui cause plus de fermentation et donc davantage de production de gaz tel que le méthane. Cette comparaison ne prend toutefois pas en considération tous les gaz à effet de serre produit lors de la culture du maïs et d’autres céréales (produites en très grandes quantités pour les bovins d’élevage industriel) et leur transport.

De plus, on ne peut pas regarder cette donnée hors contexte. En fait, l’argument le plus important en faveur des animaux de pâturage est leur habileté de fixer le carbone dans les sols et d’en augmenter la biomasse. L’effet net est POSITIF pour l’environnement. On ne peut pas en dire autant des animaux d’élevage industriel. Pour plus d’info à ce sujet, je vous suggère cet article.

Entre autres, on y mentionne que « Une part de l’effet de serre, indique Main, provient de la combustion des forêts et de l’épuisement de la matière organique des prairies. Une grande portion de nos prairies contient à peine la moitié des niveaux de matière organique qu’on y trouvait il y a de 100 ans.  »

Le broutage est une des meilleures façons
de restaurer nos sols appauvris par l’agriculture moderne.

Est-ce que ça veut dire que les grands champs de maïs, soya, blé, canola  et autres cultures de base pour les végétariens et végans pourraient contribuer aux gaz à effet de serre, d’une part en contribuant à la déforestation et en épuisant les sols et d’autre part par les combustibles fossiles utilisés pour leurs cultures, récoltes et transports? Et que dire de leur transformation en usine? Et de la pollution causée par l’agriculture non-biologique?

Manger de la viande est compatible avec respecter les animaux

On insinue ensuite que je ne respecte pas les animaux en disant « On peut aussi se demander comment madame Jacob définit un élevage « respectueux ». Tous les animaux qu’elle consomme ont été abattus sans qu’on « respecte » leur intérêt à vivre. Les petits frères des poules qui pondent ses œufs ont même été broyés à la naissance tandis que les oiseaux qui produisent son poulet sont génétiquement les mêmes que dans les élevages industriels. Sélectionnés pour grossir le plus rapidement possible, ils souffrent toute leur vie de douleurs articulaires et sont entassés dans des cages pour être amenés à l’abattoir alors qu’ils n’ont même pas deux mois. »

Puis comme les toutes les tribus de chasseurs-cueilleurs qui nous ont précédés, je considère la vie comme étant sacrée et suis très reconnaissante pour les animaux qui donnent leur vie pour moi.

C’est le cycle de la vie.

Chevreuil, je suis désolé de te faire mal, mais les gens ont faim.
– Prière des chasseurs amérindiens de la tribu chacta

Avec une bête herbivore (bison et boeuf par exemple), je peux nourrir ma famille pour plusieurs mois et même près d’un an.

Une autre façon de montrer du respect envers les animaux que nous mangeons est d’en utiliser toutes les parties, pas seulement que le steak. Je mange toutes sortes de coupes de viande, ainsi que des abats (foie, coeur, etc.) et utilise les os pour faire des bouillons maison. La vie est précieuse et j’essaie donc de tirer profit de l’animal en entier pour éviter de gaspiller.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Et je suis  heureuse de savoir que les animaux qui donnent leur vie pour moi ont eu la chance de connaître la liberté de vivre à l’extérieur, de sentir le vent, de profiter des rayons du soleil, de se faire soigner avec respect  et de manger une diète appropriée pour leur espèce (herbes vs céréales par exemple) qui leur a permis de bien se sentir et d’être en santé… au contraire des animaux tristes, maltraités, en mauvais états et confinés à l’intérieur dans des conditions inadéquates.

Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec Mme Desaulnier
et l’élevage industriel d’animaux doit cesser.

L’alimentation végan n’est pas parfaite toutefois et plusieurs vies sont sacrifiées
pour produire le tofu, les pâtes alimentaires et les huiles végétales.

Avez-vous pensé à tous les animaux qui perdent leur habitat naturel lorsqu’un morceau de terre est transformé en grande monoculture? Et que dire de tous les petits (et même grands parfois) mammifères, rongeurs, reptiles et oiseaux qui perdrent la vie durant la semence, l’entretien et la récolte de ces cultures?

Est-ce que leurs vies comptent moins que celle d’une vache, d’un cochon ou d’un poulet?

D’après le principe de non-nuisance, il serait en fait préférable de consommer de grands herbivores plutôt que de devenir végans si on veut minimiser le nombre de vies nécessaires pour nous garder en vie (lire l’article ici, en anglais).

Je le répète, même les végans ont du sang dans leur assiette.

Oui, nous avons évolués

Je suis d’accord avec Mme Desaulniers lorsqu’elle écrit « Et surtout, il est aussi dans notre nature d’évoluer et de s’adapter à notre environnement. Oui, nos ancêtres devaient être chasseurs-cueilleurs pour survivre, mais le monde a changé en 10 000 ans. »

Nous avons changé depuis la période paléolithique. Nous avons internet, des voitures et des toilettes…. mais nos besoins nutritionnels restent très semblables. Et saviez-vous que commencer à manger de la viande est ce qui a permis à notre cerveau d’évoluer pour devenir ce que l’on est aujourd’hui?

En fait, si on compresse l’histoire du génome humain, qui date d’il y a plus de 2.5 millions d’années sur une période de 24 heures, les derniers 10 000 ans depuis la période paléolithique et l’introduction de l’agriculture ne représentent que les 5 dernières minutes avant minuit. Et la révolution industrielle des derniers 200 ans que les 5 dernières secondes avant minuit…

Dix mille ans, ça nous paraît long pour une vie d’homme,
mais ce n’est qu’un clignement des yeux dans l’histoire des humains.

Il est aussi important de mentionner que l’alimentation paléo est souvent, à tort, décrite comme étant une alimentation élevée en protéines et riche en viande. Mais ce n’est pas du tout le cas. La quantité de protéines recommandée correspond en moyenne a 15 à 25% des calories, ce qui ressemble à des portions moyennes de 3 à 6 oz (90 à 180 g) par repas.  La plus grande partie de l’assiette paléo est en fait dédié aux légumes, légumes-racines, fruits, et gras traditionnels (avocat, huile de coco, huile d’olive, beurre, ghee, graisse de canard, noix et beurre de noix, etc).

Pour des exemples de repas paléo, visitez-moi sur instagram!

Il y a plusieurs façons de consommer de la viande de façon responsable pour minimiser l’impact sur l’environnement tout en donnant à son corps les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale, tel que discuté dans cet article. J’ai fait mes recherches. Je ne dis pas ça pour me déculpabiliser.

Paleo_Cover

Voilà, c’est pas mal tout ce que j’avais à dire. 😉

Je n’ai même pas abordé le côté nutrition,
car je le fais déjà dans mon livre.

En conclusion, je crois que s’il n’y a qu’une seule chose que chacun de nous pouvons faire pour améliorer notre santé et celle de la planète, c’est de s’intéresser davantage à d’où viennent nos aliments.

Personne n’est parfait et je ne pense pas que personne n’ait une alimentation parfaite.

Mais à chaque fois que nous achetons des aliments, nous pouvons faire une différence.

Qu’en pensez-vous? Opinions? Questions?

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