Pourquoi choisir des viandes de pâturage et des oeufs de poules en liberté?

Tout comme les produits céréaliers
ne conviennent pas aux humains,
ils ne conviennent pas non plus à la plupart des animaux!

Avez-vous déjà pensé que l’alimentation des animaux a, comme celle des humains,
changé énormément au cours des dernières décennies?

Et ce n’est certainement pas pour leur bénéfice mais plutôt pour celui de l’industrie alimentaire qui veut que les animaux grandissent plus vite et deviennent plus gros pour le moins d’argent possible afin qu’elle en tire un plus gros profit. C’est pour cette raison que les animaux sont souvent élevés empilés les uns sur les autres dans des conditions peu salubres. Pour maximiser les profits, non pas des agriculteurs, mais de l’industrie alimentaire.

C’est ce genre de productions animales que l’on voit dans certains documentaires comme Food Inc et qui font que plusieurs personnes se tournent au végétarisme.

Devenir végétarien n’est pas la seule façon
de boycotter la cruauté animale.

manger paléo peut être fait de façon respectueuse
pour la vie animale et responsable pour la planète.

paturage

Pourquoi choisir de la viande de pâturage?

Pour plusieurs raisons, mais surtout
pour des considérations éthiques, environnementales et nutritionnelles.

Raisons éthiques et environnementales

Je crois que c’est le PLUS GROS PROBLÈME actuellement:
les gens ne savent pas d’où proviennent leurs aliments. 

Personnellement, j’achète ma viande de petits producteurs, leur pose des questions sur leurs pratiques d’élevage et visite même leur ferme lorsque c’est possible.

Certains argumentent que puisque ça prend plus de temps à élever des animaux de pâturage, que leur empreinte est par conséquent plus grande. Mais non, ce n’est pas le cas! Les animaux de pâturage, contrairement aux animaux élevés confinés et nourris de céréales, est leur abilité de fixer le carbone dans les sols et d’en augmenter la biomasse.

L’effet net est POSITIF pour l’environnement.

On ne peut pas en dire autant des animaux d’élevage industriel. Pour plus d’info à ce sujet, je vous suggère cet article.

Le broutage est en fait LA meilleure façon
de restaurer nos sols appauvris par l’agriculture moderne.

Et oui, je ne me ferme pas les yeux sur le fait qu’un animal doit mourir pour que j’aille de la viande dans mon assiette.

Mais les végétariens doivent en faire de même. Les végétariens et les végans ont également du sang dans leur assiette, même s’il n’est pas aussi évident à voir.

Une grande quantité de petits mammifères, rongeurs, reptiles et oiseaux perdrent la vie durant la semence, l’entretien et la récolte de ces cultures. Et que dire de tous les animaux qui perdent leur habitat naturel  lorsqu’un morceau de terre est transformé en grande monoculture? Est-ce que leurs vies comptent moins que celle d’un poulet, d’un cochon ou d’une vache?

D’après le principe de non-nuisance, il serait en fait PRÉFÉRABLE de consommer de grands herbivores (boeuf et bison par exemple) plutôt que de devenir végans si on veut minimiser le nombre de vies nécessaires pour nous garder en vie (lire l’article ici, en anglais).

Choisir de la viande de pâturage, c’est au moins s’assurer que les animaux qui donnent leur vie pour nous nourrir puissent mener une bonne vie. Pour qu’ils aient la chance de passer du temps en plein air, de profiter des rayons du soleil, de faire de l’exercise à tous les jours et de passer du temps de qualité avec d’autres animaux.  Pour qu’ils soient respectés et traités de façon humaine par les agriculteurs qui les élèvent. Et pour qu’ils puissent manger la diète qui leur convient le mieux.

Pas de blé, d’orge, d’avoine, de soya et d’autres céréales, parfois OGM et presque toujours traités avec beaucoup de produits chimiques et de pesticides. Celle alimentation rend les animaux malades tout comme elle nous rend malade.

Les animaux de pâturage et en liberté mènent une vie beaucoup plus en santé et se sentent beaucoup mieux grâce à leur alimentation adéquate.

Et si vous ne le saviez pas, il s’agit:

  • d’herbe pour les herbivores commes les vaches et le bison,
  • de graines, d’insectes, de vers et même de petits rongeurs pour les poules,
  • d’une diète variée incluant des racines, des fruits, des légumes, de l’herbe, des restants de table (pas d’aliments transformés quand même!) et même des oeufs!

Et c’est très important si vous avez le bien-être des animaux à coeur. Et le vôtre.

Car nous ne sommes pas ce que nous mangeons.
Nous sommes ce que nous mangeons mange. 😉

 

Raisons nutritionnelles

Et oui, il faut également penser à nous. Voici 6 recettes pour lesquelles les animaux de pâturage sont meilleurs pour votre santé.

 

 1. Plus de gras oméga-3 et moins de gras oméga-6

Ne vous méprenez pas, la diète paléo encourage certainement la consommation de lipides saturés et monoinsaturés. Mais il faut faire attention avec les gras polyinsaturés.

La famille des gras polyinsaturés inclut les oméga-3 et les oméga-6. Bien que ces deux types de gras soient essentiels à la santé, nous avons tous tendance à ne pas manger suffisamment d’oméga-3 (on ne mange pas assez de poisson et nos viandes sont pauvres en oméga-3 à cause de leur alimentation) et à manger trop d’oméga-6 (provenant d’huiles végétales, de produits céréaliers et d’animaux nourris aux céréales).

Le problème avec tout ça est que les oméga-6 ont tendance à être pro-inflammatoire, c’est-à-dire qu’ils favorisent l’inflammation, lorsque consommés en grande quantité.

Et l’inflammation est l’une des causes principales de bien des maladies chroniques d’aujourd’hui incluant les maladies cardiovasculaires, l’arthrite, le diabète et plusieurs autres. Personne n’a besoin de plus d’inflammation dans son corps, ça c’est sûr.

La bonne nouvelle est que les viandes de pâturage ont un ratio oméga-6 sur oméga-3 beaucoup plus équilibré et sain pour nous.

La viande de pâturage contient 2 à 4 fois plus d’oméga-3 (seulement si les herbivores sont nourris à l’herbe toute leur vie, incluant le mois avant l’abattage toutefois)!

Les oeufs de poules en liberté ont 2 à 10 fois plus d’oméga-3, dépendemment de la saison et de ce qu’elles mangent.

 

2. plus de vitamine E!

La vitamine E a des propriétés antioxydantes qui aident à prévenir le vieillissement, ansi qu’à réduire le risque de cancer et de maladie cardiovasculaire.

La viande de pâturage a 4 fois plus de vitamin E que les animaux équivalents nourris aux céréales.

Les oeufs de poules en liberté ont 2 fois la quantité de vitamine E!

 

3. Plus d’acide linoléique conjugué!

L’acide linoléique conjugué est produite durant le processus normale de digestion de ruminants nourris à l’herbe. Ce gras est connu comme ayant des propriétés ANTI-CANCER.

La viande de pâturage a 3 à 5 fois plus d’acide linoléique conjugué.

 

4. Plus de nutriments par bouchée!

Les animaux mangeant une alimentation adéquate pour leur espèce sont en meilleure santé et peuvent accumuler beaucoup de nutriments (au lieu d’être en carence nutritionnelle). Pour cette raisons, la viande de pâturage et les oeufs de poules en liberté ont une plus grande densité nutritionnelle (plus de nutriments par bouchée).

La viande de pâturage a plus de fer, de zinc, de vitamines B, de beta-carotène, de magnésium, de potassium et de sélénium. Les agneaux de pâturage ont également deux fois plus de lutéine, un antioxydant qui protège les yeux.

Les oeufs de poules en liberté ont plus de vitamine A, vitamin D et certaines vitamines B très importantes tellesque le folate et la vitamine B12. Ils contiennent aussi plus delutéine et de zéaxanthine, deux nutriments très importants pour la santé des yeux.

Voyez-vous la différence entre la couleur du jaune d'oeuf de poules en liberté comparé à celui de poules en cage?

Voyez-vous la différence entre la couleur du jaune d’oeuf de poules en liberté comparé à celui de poules en cage?

5. risque de contamination plus faible

Presque chaque année, on entend parler de rappels sur certains aliments dû à leur contamination. Les animaux élevés confinés et nourris d’une diète qui ne leur permettent pas d’être en santé sont plus à risque d’être contaminés

À l’opposé, les animaux élevés sur pâturage sont plus en santé et moins à risque d’être infectés par des bactéries dangereuses comme la Staphylococcus et la E coli.

 

6. Sans antibiotique et sans hormone

De grandes quantités d’antibiotiques doivent être donnés aux animaux élevés de façon industrielle, ce qui contribue malheureusement aux problèmes grandissant de résistance aux antibiotiques.

Des hormones sont souvent données à plusieurs d’entre eux également pour augmenter la productivité et les profits de l’industrie alimentatire. Mais ces hormones peuvent se retrouver dans la viande et dans votre corps…

 

Références ici: http://radicatamedicine.com/2014/04/06/why-pastured-and-grass-fed-7-reasons-to-choose-better-meat-and-eggs/

Un mois de menu paléo GRATUIT!

Le menu paléo 30 jours sur lequel je travaillais dans les dernières semaines est finalement prêt!

Ça vous donne pleinement le temps de vous préparer pour la sortie de mon livre « Je me mets au paléo » à la fin de ce mois en France et quelques semaines plus tard au Québec et ailleurs.

Menu paléo 30 jours GRATUIT (pdf)

Pour l’obtenir, tout ce que vous avez à faire est vous abonner à mon infolettre. Après votre confirmation, vous recevrez un deuxième courriel avec le lien de téléchargement pour obtenir votre copie GRATUITE du menu 30 jours Je me mets au paléo. 🙂

En plus du menu paléo, le fichier pdf inclut également:

  • une liste de courses pour chacune des 4 semaines,
  • un menu de 7 jours vierge si vous voulez créer votre propre menu paléo ainsi que
  • la pyramide paléo et l’assiette paléo que vous pouvez imprimer et mettre sur votre frigo.

Plusieurs des repas du menu utilisent une des recettes qui sera disponible dans mon livre « Je me mets au paléo » alors vous allez devoir attendre la sortie pour avoir tous les détails et pouvoir utiliser ce menu.

En attendant, vous pouvez vous en inspirer et vous préparer.

Bon appétit!

Aglaée de Je me mets au paléo

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menu paleo

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Les 5 erreurs les plus communes lorsque l’on se met au paléo

La popularité de la diète paléo a augmenté très rapidement dans les dernières années et plusieurs décident de s’y mettre pour profiter de ses nombreux bénéfices, incluant:

  • l’atteinte d’un poids santé (perte de poids ou gain de poids selon la situation,
  • le contrôle de problèmes intestinaux,
  • l’amélioration des niveaux d’énergie,
  • l’équilibre hormonal,
  • le contrôle de la glycémie,
  • l’amélioration d’une condition auto-immune ou
  • l’optimisation de ses performances au gym.

Je suis toujours contente lorsque les gens donne une chance au mode d’alimentation paléo mais ça m’attriste lorsqu’ils n’obtiennent pas les résultats désirés par manque d’information. Oui, il y a beaucoup de livres et de sites internet dédiés au paléo, l’information donnée n’est malheureusement pas toujours juste.

En tant que nutritionniste qui mange paléo depuis 5 ans et qui a travaillé avec des centaines de clients se mettant au paléo, voici les 5 erreurs les plus communes que les gens font.

 

Les 5 erreurs les plus communes
lorsque l’on se met au paléo

 

1. Manger trop de viande 

PrintLa première erreur est de penser que manger paléo consiste à manger de grande quantités de viande. Ce n’est pas du tout le cas!

En fait, la quantité de protéines dans l’alimentation paléo n’est pas tellement différente de ce qui est recommendé même par les nutritionnistes conventionnels.

L’alimentation paléo n’est PAS une diète hyperprotéinée (haute en protéines).

Cliquez sur l’assiette paléo à gauche pour l’agrandir et mieux comprendre de quoi devrait avoir l’air une assiette paléo équilibrée.

Pour la plupart des gens, la portion de protéines devrait correspondre à la grosseur de la paume de la main… et la reste de l’assiete devrait provenir d’aliments d’origine végétale, tels que des légumes, des racines et des fruits.

Manger paléo veut souvent dire manger plus de légumes que les végétariens!

 

2. Ne pas manger assez
(surtout de bons gras!)

Une autre erreur très commune pour les gens qui se mettent au paléo est de ne pas manger suffisamment. Si vous lisez un peu sur le paléo, vous avez sûrement appris que mesurer les portions et compter les calories ne sont pas du tout recommendé. Toutefois, il faut tout de même s’assurer de consommer des portions adéquates et une quantité appropriée de calories pour bien fonctionner.

Il est important de manger un minimum de calories pour permettre de combler nos besoins nutritionnels (macronutriments, vitamines, minéraux, antioxydants…).

La diète paléo n’est pas une diète hypocalorique, quoi qu’elle aide souvent les gens nécessitant une perte de poids à mieux contrôler leur appétit et à se sentir rassasier avec des portions plus appropriées à leur corps.

En coupant les produits céréaliers, les légumineuses (incluant le soya et les arachides), les huiles végétales, le sucre et les aliments transformés, plusieurs oublient de remplacer ces calories par autre chose de plus nutritif.

Une partie des aliments éliminés peuvent être remplacés par plus:

  • de légumes,
  • des fruits,
  • des racines (pomme de terre, patate douce, betterave…),
  • des courges d’hiver,
  • des noix et des purées de noix…

Mais ce qui manque habituellement dans
l’assiette paléo des débutants sont les GRAS!!!

Manger paléo, c’est manger plus de gras. Et oui, surtout des gras saturés et monoinsaturés provenant des aliments suivants:

  • du beurre et du beurre clarifié (ghee), idéalement de vaches de pâturage
  • de l’huile de coco, idéalement vierge et biologique
  • des avocats et de la guacamole
  • de l’huile d’olive ou de l’huile d’avocat (extra-vierge)
  • du bacon et son gras (oui, une nutritionniste vous dit de manger du bacon!) 😉
  • de la graisse de canard
  • la peau du poulet
  • des noix (amandes, noisettes, macadam) et leurs purées
  • de l’huile de palme (obtenue de façon responsable)

Paleo_CoverVoilà!Consultez l’assiette santé plus haut pour savoir combien en ajouter car des bons gras paléo devraient être présents à chacun de vos repas. Ils aident à la satiété, promouvoient l’absorption de plusieurs nutriments liposolubles (oméga-3, vitamines A, D, E et K ainsi que plusieurs autres antioxydants comme la coenzyme Q10), aident votre corps à mieux brûler les gras et sont tout simplement délicieux.

Et non, les gras paléo ne bloqueront pas vos artères… je discute de ce sujet en profondeur dans mon livre.

 

3. Ne pas ajouter de sel (non-raffiné)

Du sel? N’est-ce pas l’ennemi de vos artères et de votre pression artérielle?

Si vous voulez une réponse simple: NON.

Puisque les aliments paléo sont naturels et non-transformés, ils contiennent très peu de sodium (sel). Et nous avons BESOIN d’une certaine quantité de sodium pour bien fonctionner. Surtout lorsque nous faisons la transition à une alimentation plus faible en glucides comme la diète paléo (puisqu’elle élimine les produits céréaliers et le sucre).

Ne pas ajouter de sel à ses aliments est l’une des raisons pour lesquelles plusieurs personnes souffrent d’effets secondaires, tels que de la fatigue,  de la constipation, des étourdissements ou des maux de tête, lorsqu’ils adoptent une alimentation paléo.

La plupart des gens fonctionnent mieux avec 1/2 à 1 c. à thé/café (soit 2 à 5 ml) de sel par jour! Ce sel peut faire parti de vos repas ou être ajouté à votre verre d’eau si vous préférez.

Quel sel devrais-je utiliser?

Avant de vous jeter sur votre salière, regardez quel type de sel vous avez dans votre cuisine. Le sel de table est habituellement très transformé.

Il est préférable de choisir un sel non-raffiné puisqu’il va goûter beaucoup meilleur tout en vous apportant une variété de minéraux (pas seulement que du sodium comme dans le sel de table). Mes sels non-raffinés préférés sont le sel himalayen et le sel celtique.

 

4. Ne pas maximiser la densité nutritive

Se mettre au paléo n’est pas comme se mettre à n’importe quelle autre diète ou régime.

Manger paléo, c’est plutôt un style de vie où l’on décide de manger d’une certaine façon pas seulement pour atteindre un poids santé mais surtout pour se sentir bien et réduire notre empreinte environnementale sur la planète.

Pour se faire, il est important d’aller au-delà du repas paléo débutant qui inclut une poitrine de poulet, des brocolis cuits à la vapeur et de l’huile de coco. Bien que ces aliments soient paléo, ils ne vous permettent pas de maximiser la densité nutritive de votre alimentation.

Je comprends qu’il soit assez difficile de comprendre ce qu’est le paléo au paléo et de s’y mettre au départ, mais après un certain temps il est important d’explorer une plus grande variété de légumes, de fruits, de racines et de gras.

Il est aussi une très bonne idée pour votre santé d’essaye de découvrir davantage les abats (foie, coeur, os et autres organes) qui sont EXTRÊMEMENT nutritifs.

Saviez-vous que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs mangaient toujours
les abats en premier et qu’ils donnaient les restants de viande de muscle
(la viande qu’on mange tout le temps) aux chiens?
Pourquoi faisons-nous le contraire aujourd’hui?
Avons-nous oublié de suivre la sagesse de nos ancêtres? 

 

5. Ne pas S’informer d’où viennent ses aliments

Dans les mêmes lignes que l’erreur #4 ci-dessus, une des erreurs les plus communes lorsque les gens se mettent au paléo est de continuer à acheter tous leurs aliments au supermarché sans se poser plus de questions.

Oui, peut-être que les aliments que vous mangez correspondent à la définition de paléo… mais avez-vous pensé à d’où vous aliments viennent? Est-ce que des produits chimiques et pesticides sont utilisés pour leur production? Pourraient-ils contenir des OGMs (organismes génétiquement modifiés)? Est-ce que les animaux sont traités de façon humaine? Sont-ils nourris de façon optimale pour qu’ils soient en santé? Sont-ils bourrés d’antibiotiques, d’OGMs, d’hormones et de résidus de pesticides?

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

D’oû viennent vos aliments?

Si vous voulez faire plus que de manger paléo et voulez vraiment en faire un mode de vie, commencez à vous poser ces questions.

Visitez les marchés fermiers.
Contactez des agriculteurs.
Et surtout, n’ayez pas peur de poser des questions.
C’est votre santé et celle de la planète qui est en jeu après tout.

 

Qu’en pensez-vous? 😉

La pomme de terre, paléo ou pas?

Avez-vous entendu de cette grande contreverse dans la communauté paléo?

Et oui, la question du jour est:

« est-ce que la pomme de terre
(ou patate) est paléo ou pas? »

chocolate cake in a mug

La raison pour laquelle certaines personnes croient encore que la patate n’est pas paléo remonte à un des premiers livres écrit au sujet de la diète paléo qui l’éliminait puisqu’elle ne semblait pas avoir été consommée durant la période paléolithique.

Mais il ne faut pas oublier que d’autres aliments acceptés dans l’alimentation paléo, tels que l’huile de coco, le beurre et le chocolat noir, ne faisaient pas partis non plus de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs à l’époque paléolithique.

L’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs
n’Est qu’un guide…!

Bien qu’on utilise l’alimentation de l’homme avant l’introduction de l’agriculture comme guide pour savoir ce que l’on devrait manger aujourd’hui, ce n’est qu’un guide. Il faut ensuite analyser l’aliment en question d’un peu plus près afin de décider s’il peut faire parti de l’alimentation paléo ou pas.

La pomme de terre comme tous les autres légumes racines est permise dans la diète paléo puisqu’il s’agit d’une racine. La patate est un aliment avec qu’un seul ingrédient, non-transformé et apportant une bonne dose de nutriments.

Non à la pelure et aux parties vertes de la patate

Il est toutefois important de ne PAS consommer la pelure (contrairement à ce que la plupart des diététistes-nutritionnistes disent) ou les parties vertes (solanine) qui contient des antinutriments. Qu’est-ce que c’est que ça? Des antinutriments sont, comme leur nom l’indique, des composés qui nous empêchent d’absorber les nutriments, principalement des minéraux comme le fer, le magnésium et le zinc, que nous consommons au même repas… Mieux vaut éviter!

Attention aux glucides

Pour les gens qui essaient de réduire leur apport en glucide, que ce soit pour perdre du poids ou mieux contrôler sa glycémie, son taux de sucre ou son diabète, il est important de savoir qu’une patate de grosseur moyenne contient l’équivalent des glucides trouvés dans 2 tranches de pain (30 g de glucides) et que son indice glycémique (IG) est relativement élevé (surtout si consommée seule).

Famille des solénacées + arthrite = ouch!

Pour les gens qui souffrent d’arthrite ou d’une malade auto-immune,
les aliments appartenant à la famille des solénacées ne sont pas l’idéal. Ceci inclut:

  • pomme de terre (exception: patate douce)
  • tomate
  • aubergine
  • poivrons
  • piments de toutes sortes (incluant poudre de chili, tabasco, etc)
  • baie goji
  • cerises de terre

Si c’est vous, il vaudrait donc mieux remplacer la pomme de terre par la patate douce
ou d’autres légumes / légumes-racines.

En fait, il serait préférable d’éviter tous les aliments de la famille des solénacée pour au moins 1-3 mois avant de le réintroduire pour voir comment ils affectent vos symptômes.

conclusion

La pomme de terre peut faire partie d’une alimentation paléo équilibré.

Pas à tous les jours et pas pour remplacer des aliments plus nutritifs bien sûr. Il est également préférable de choisir des pommes de terre biologiques car c’est l’une des cultures qui contient le plus de résidus de pesticides (donnée sdes États-Unis).

Et vous, mangez-vous des patates?

Alors voilà, c’est mon opinion.

Le paléo c’est utilisé l’alimentation de nos ancêtres comme un guide pour mieux analyser quels aliments modernes sont optimaux pour la santé. Personnellement, je mange des pommes de terre à l’occasion.

Pour réduire l’impact sur ma glycémie (taux de sucre) dû à son contenu en glucides et haut IG, je la consomme toujours dans le cadre d’un repas avec une portion de protéines et une portion de généreuses de bons gras paléo. 😉

Une autre façon de réduire l’IG de la pomme de terre est de la faire cuire, puis de la faire refroidir avant de finalement la faire réchauffer pour consommer. Le processus de refroidissment après cuisson permet de « rétrograder » l’amidon et en réduit l’IG. 😉

Et vous, mangez-vous des patates?

Menus paléo… à venir!

Coucou tout le monde! Je voulais seulement vous dire un petit bonjour rapide et vous indiquer que j’ai un mois de menu paléo qui s’en vient pour vous.

Paleo_CoverLa sortie du livre « Je me mets au paléo » est prévu pour le 26 février 2015 en France et le 30 mars 2015 au Canada (Québec). Je ne suis pas certaine pour la Belgique et la Suisse, mais sûrement la même date qu’en France ou dans les jours qui suivent.

*** Vous pouvez déjà le pré-commander sur amazon en cliquant ici.

En attendant sa sortie, je travaille sur un menu de 4 semaines pour les gens qui vont vouloir se mettre au paléo (ou même si vous mangez déjà paléo, ça peut vous donner de l’inspiration) incluant plusieurs des recettes du livre (il y en aura 40+ !!!).

menu

 

Cliquez sur le bouton « Je veux suivre ce blog » à la droite de ce billet pour vous assurer de ne rien manquer.  😉

à plus!

Aglaée

La pyramide paléo: presque la même chose que la pyramide conventionnelle mais à l’envers!

De quoi a l’air la pyramide paléo?

Elle est certainement TRÈS différente de la pyramide alimentaire conventionnelle, peu importe si vous êtes en France, en Belgique, en Suisse, au Canada (Québec) ou ailleurs.

Puisqu’il n’y a pas qu’une seule façon de manger paléo, les proportions peuvent varier légèrement mais voici MA pyramide paléo.

pyramide paléo

Liste des aliments paléo

***
Consultez la liste des aliments paléo
pour savoir quels aliments sont inclus
dans chacune des catégories.
(cliquez sur l’image à gauche)
***

Vous pouvez télécharger la pyramide paléo en pdf en ciquant ci-dessous!

Téléchargez le pdf gratuit!

Téléchargez le pdf gratuit!

Qu’en pensez-vous?
De quoi a l’air votre pyramide paléo?

De quoi a l’air une assiette paléo?

Peut-être commencez-vous à mieux comprendre ce qu’est l’alimentation paléo maintentant que vous avez une liste des aliments paléo (cliquez ici pour l’obtenir)… mais vous n’êtes pas encore certains de comment assembler ces différents aliments dans votre assiette pour créer un repas paléo équilibré?

Suivez ce guide tout simple pour avoir les bonnes proportions des différents macronutriments (lipides, protéines et glucides) et des micronutriments (vitamines, minéraux et antioxydants).

Une grande partie de l’assiette paléo est dédiée aux légumes…!

En fait, la plupart des gens qui mangent paléo mange plus de légumes que la majorité des végétariens! Ensuite, complétez avec une portion de protéines animales et des assaisonnements au goût.

Mais n’oubliez surtout pas d’ajouter de bons gras!

Il peut faire bizarre lorsque l’on commence à manger paléo de penser à manger suffisamment de gras, mais c’est vraiment important! Les gras sont une excellent source d’énergie et ceux inclut dans l’alimentation paléo ne sont pas des calories vides. Au contraire, ils fournissent des nutriments vraiment important au fonctionnement optimal de votre corps… alors soyez généreux!

Cliquez sur l’image ci-dessous pour télécharger l’assiette paléo en version pdf. Imprimez-la et accrochez-la sur votre frigo pour vous guider lorsque vous cuisinez.

Print

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Téléchargez le pdf!

Est-ce que c’est paléo?

Une des toutes premières questions que l’on se pose lorsque l’on se met au paléo est:

Est-ce que c’est paléo?

Bien que l’alimentation paléo se base sur l’alimentation de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, les aliments d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes. Tout de même, on peut s’inspirer de leur menu pour trouver les aliments disponibles aujourd’hui qui remplissent les critères suivants:

  • Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs avaient accès à quelque chose d’équivalent
    • exemples: de la viande, des oeufs, du poisson, des noix ou des baies
  • L’aliment n’a pas de liste d’ingrédients ou ne compte qu’un seul ingrédient
    • exemples: le brocoli, les sardines, l’huile d’olive, le beurre ou la courge d’hiver
  • Vous pouvez facilement prononcer tous les ingrédients sans faire un cours de chimie
    • exemples: de la saucisse sans gluten, de l’eau de coco, du kombucha, du chocolat noir
  • Vous pourriez chasser, pêcher, cueillir ou faire pousser l’aliment en question
    • exemples: le bison, le saumon, les oeufs, les avocats ou les patates douces

Vous voyez que ce n’ait pas si difficile que ça!

Capture

Cliquez ici pour télécharger le pdf gratuit!

Pour vous aider à éclaircir quels aliments sont paléo, voici une liste assez complète de ce qui est paléo (colonne verte). La colonne jaune vous donne une liste d’ingrédients qui sont paléo mais qui sont un peu plus transformés… il est préférable de les consommer de façon plus occasionnelle. Finalement, la colonne rouge liste les aliments qui ne sont PAS paléo.

Capture

PrintL’assiette paléo

Cliquez sur l’image de l’assiette paléo pour apprendre à combiner les différents aliments paléo afin de créer un repas paléo équilibré.

pyramide paléola pyramide paléo

Cliquez sur l’image à la gauche pour voir ma version de la pyramide alimentaire paléo.

Notes importantes:

  • Les viandes, les œufs et les gras animaux devraient idéalement provenir d’animaux en liberté, de pâturage et/ou biologique pour éviter les OGMs.
  • Le poisson et les fruits de mer devraient idéalement provenir de pêche durable à l’état sauvage.
  • Les légumes, les fruits, les épices, les herbes et les produits à base de noix de coco devraient idéalement être biologiques pour réduire son exposition aux pesticides.
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Cliquez ici pour télécharger le pdf gratuit!

Ma réponse à Élise Desaulniers « d’une paléo à une végane »

AVERTISSEMENT: Ce billet est très   L – O – N – G    car j’ai vraiment un gros dédain pour la mésinformation et tenais à mettre tous les points sur les i. 😉

Pour vous mettre en contexte, j’ai accepté de participer à un article pour ou contre le végétarisme (cliquez ici pour le lire) dans le magazine québécois « Véro » (automne 2014). Suite à la parution de ce débat, Mme Desaulniers a écrit une réponse sur son blog. Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Mon temps est très précieux et je n’aime habituellement pas me lancer dans des débats avec des gens qui manquent clairement d’ouverture d’esprit, mais son article m’a vraiment dérangée pour plusieurs raisons: son ton condescendant, son attitude supérieure, ses accusations personnelles  et, plus que tout, plusieurs faits omis.

C’est assez pour que je prenne de mon temps pour écrire une réponse. Je ne tiens pas nécessairement à ce que Mme Desaulniers la lise, car je sais qu’il n’y a rien que je ne pourrais dire qui ne la ferait changer d’idée, mais je veux que vous, mes chers lecteurs, ne vous sentiez pas attaqués comme moi par ses propos. Pour ce faire, je vais tirer quelques lignes de son billet pour y répondre directement.

Ma propre expérience inclut
celle de mes clients
et des tonnes de recherche

Premièrement, elle m’introduit ainsi « À droite, Aglaée Jacob, qui détient un bac et une maîtrise en nutrition, défend le point de vue contraire à partir de sa propre expérience ». 

Je voudrais seulement dire que mon point de vue ne vient pas seulement de ma propre expérience, bien qu’elle y compte certainement. Mon point de vue vient également de centaines d’heures de recherche approfondie sur le sujet dans la littérature scientifique ainsi que l’expérience de centaines de clients avec qui j’ai travaillé dans les dernières années.

Apparemment, je me jette sur les steaks saignants… 😉

Sur un ton passif agressif, elle continue « J’aurais bien aimé en savoir davantage sur la santé déclinante de madame Jacob lorsqu’elle était végée. Qu’est-ce qu’elle mangeait? Qu’est-ce qui manquait? A-t-elle essayé de modifier ses habitudes avant de se jeter sur son steak saignant? ».

Cette information n’est pas difficile à trouver. J’ai partagé de façon très ouverte mes problèmes de santé sur d’autres plates-formes. Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai souffert de problèmes digestifs chroniques, mais je l’attribue à une infection gastro-intestinale que j’ai attrapée lors de mes voyages, pas à une alimentation végétarienne. Mais je peux dire que c’est en faisant la transition à une alimentation paléo que j’ai pu gagner contrôle de mes symptômes intestinaux (suite au développement de syndrome de l’intestin irritable post infectieux).

Toutefois, je peux véritablement dire que j’ai souffert de manque d’énergie et d‘anémie (difficile à corriger même pour une nutritionniste et même avec supplémentation) en étant végétarienne, problèmes qui se sont envolés dès que j’ai commencé à manger paléo. J’ai aussi été diagnostiquée avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un problème qui représente la plus grande cause d’infertilité chez la femme et qui peut être aggravé par une alimentation riche en glucides et pauvre en gras tel que l’alimentation végétarienne l’est.

Manger paléo m’a permis de contrôler mes hormones, réduire mon nombre de kystes sur les ovaires de plus de 70% et de devenir fertile pour maintenant avoir un petit garçon en santé. 🙂

Viande rouge, gras saturés et santé:
ou comment ne PAS interpréter les études épidémiologiques…

Elle mentionne ensuite « Selon Aglaée Jacob, aucune étude ne prouverait que la viande rouge et les gras saturés peuvent être néfastes sur la santé et causer certains cancers. Pourtant, pas besoin de chercher bien loin pour se convaincre du contraire » et donne quelques exemples.

Premièrement, je n’utilise pas de site de vulgarisation scientifique auquel elle réfère dans son billet et préfère plutôt aller directement à la source. Ce n’est qu’en lisant les études scientifiques, leurs méthodologies et leurs résultats qu’on peut avoir l’heure juste (ne lire que les résumés est une des raisons pourquoi la nutrition est un sujet très controversé dans les médias…!).

J’ai bien lu les études mentionnées. Le problème est que ce sont des études de type épidémiologique… Il est bien connu dans le domaine des sciences et des statistiques que ce genre d’étude ne devrait JAMAIS servir pour faire des recommandations ou tirer des conclusions. Ça ne permet que d’obtenir des hypothèses pour faire des études cliniques par la suite. Les corrélations qui y sont trouvées ne devraient JAMAIS être interprétées comme étant une relation effet-cause, car nous n’en avons absolument aucune idée.

Par exemple, si je vous dis qu’il y a beaucoup de camions de pompiers aux sites d’incendie, un type corrélation qu’on pourrait facilement trouver avec un type d’étude épidémiologique, ça ne veut pas dire que les camions de pompiers causent les incendies… vous êtes d’accord? C’est la même chose avec les études en nutrition.

De plus, souvent les études épidémiologiques utilisent des questionnaires demandant aux gens de se rappeler ce qu’ils ont mangé dans la dernière année à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire… pas très précis à mon avis comme méthodologie! Souvent, la pizza et autre junk food sont interprétées comme étant de la viande rouge à cause de son pepperoni et le poids de l’aliment en entier est inclut dans la quantité de viande rouge consommée… Ça vous paraît honnête?

Et il ne faut pas oublier qu’aucune de ces études ne fait la distinction entre les gens qui mangent de la viande de pâturage avec une grande quantité de légumes tout en faisant attention à leur santé et les gens qui mangent leur viande entre deux tranches de pain (hamburgers) avec une boisson gazeuse et des frites cuites dans de l’huile végétale rancie.

Bref, je ne veux surtout pas utiliser pas ces études pour tirer mes conclusions.

Pour ce qui est de la « controverse » des gras saturés, hé bien ça ne devrait vraiment plus être une controverse… Encore une fois, les gras saturés ont été démonisés depuis des décennies mais les raisons sont beaucoup plus de politiques que scientifiques (lisez Good Calories, Bad Calories si vous comprenez l’anglais pour une analyse méticuleuse avec des centaines d’études à l’appui si vous voulez en savoir plus). Une des récentes preuves les plus convaincantes quant à l’innocuité des gras saturés est parue dans The American Journal of Clinical Nutrition en 2010 (lire l’étude ici).

Cette méta-analyse (une étude regardant toutes les études faites sur un sujet donné) inclut 347 747 participants suivis pour des périodes de 5 à 23 ans et montre clairement qu’il n’y a AUCUNE association entre la consommation de gras saturés et le risque de maladies cardiovasculaires et d’ACV. Cette étude n’est qu’un exemple, mais il y en a beaucoup d’autres menant aux mêmes conclusions.

Même le Times Magazine s’est pratiquement excusé, près de 30 ans après son article démonisant le cholestérol et les gras saturés, avec un article montrant toute la science moderne qui confirme que le beurre n’est pas l’ennemi (le véritable ennemi est le sucre!).

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Le Time magazine en 1984

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Le Time magazine en 2014! 🙂

Le paléo augmente le mauvais cholestérol….? et le BON!

Finalement, pour ce qui est de l’augmentation de cholestérol observée après l’adoption d’une diète paléo… et bien oui, c’est parfois vrai! Encore là, il ne faut pas s’arrêter à l’article vulgarisé en hyperlien dans son article mais il faut aller à la source (article scientifique original ici). Les 44 participants en santé ont suivi une diète paléo pendant 10 semaines.

Résultat: oui, leur « mauvais » cholestérol LDL (encore une fois les termes mauvais et bon cholestérol sont très simplifiés et ne représentent pas toute l’histoire!) a augmenté… et bien que le résultat soit statistiquement significatif (p<0.01), il n’est pas nécessairement cliniquement significatif.

La moyenne de leur niveau de LDL est passée de 2.4 à 2.7 mmol/L, ce qui est encore bas et ne pose définitivement pas de problèmes pour la santé cardiaque… et en plus, leur « bon » cholestérol HDL a également augmenté (p<0.01).

Il est aussi important de noter que l’étude ne prend pas en considération l’autre panoplie de mesures prouvées comme étant plus importantes pour mesurer le risque de maladies cardiovasculaires: la taille des particules de LDL, les marqueurs inflammatoires, les triglycérides, la glycémie, etc.

Ah oui, et devinez quoi? L’étude montre en fait que les participants ont perdu du poids, réduit leur pourcentage de gras corporel et améliorer leur performance physique au gym!
Les résultats sont donc en faveur du paléo d’après ce que je vois!

Pourquoi ne pas avoir mentionné cette information?

Les chercheurs sérieux savent bien que les niveaux de cholestérol ne constituent qu’un marqueur intermédiaire (surrogate endpoint) et non pas un vrai marqueur clinique, car il n’est en fait pas du tout clair que des niveaux élevés de LDL représentent un risque plus élevé de quoi que ce soit (tout comme le lien entre les camions de pompiers et les incendies!).

D’autres études sur l’alimentation paléo montrent des résultats semblables:

  • l’atteinte d’un poids santé,
  • parfois une légère augmentation des niveaux de LDL mais en faveur des grosses particules denses de LDL qui ne sont pas athérogéniques (causant de la plaque),
  • une augmentation du HDL (bon cholestérol),
  • une diminution des triglycérides,
  • une diminution de l’inflammation,
  • une meilleure sensibilité à l’insuline,
  • une glycémie (taux de sucre) mieux contrôlée…
  • et j’en passe!

Et saviez-vous que de BAS niveaux de LDL sont associés avec un risque accru de mourir de n’importe quelle cause (étude chez les femmes) ainsi que de suicide et de violence? Encore des faits dont la plupart des gens n’entendent malheureusement pas parler… 😦

D’accord, assez pour ce point. Passons à autre chose, car je pourrais écrire à ce sujet toute la journée. 🙂

Et le poisson?
il est en fait plus risqué de ne pas en manger

Maintenant qu’on a parlé de la viande rouge et des gras saturés, parlons du poisson. « Et le poisson? Tous les poissons sauvages peuvent contenir des résidus de métaux lourds comme le mercure, ce qui affecte le développement et le fonctionnement du cerveau. Ils peuvent aussi contenir des produits chimiques industriels (BCP, dioxines) et des pesticides comme le DDT. De nombreux spécialistes recommandent d’ailleurs aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux jeunes enfants de limiter leur consommation de poissons sauvages à cause de leur toxicité. »

Je ne sais trop quoi dire sur ce point et ne sais pas vraiment d’où elle tire ces recommandations. Oui, il est préférable d’éviter les gros poissons, tels que le requin et l’espadon, qui sont au sommet de la chaîne alimentaire pour réduire notre exposition au mercure.

Heureusement, le sélénium est un minéral qui nous aide à ne pas absorber autant du mercure présent dans nos aliments. Et devinez quelle est une des meilleures sources de sélénium? Oui, le poisson! Les poissons qui contiennent plus de sélénium que de mercure, ce qui représente la majorité des poissons provenant de l’océan, sont sécuritaires à consommer de façon régulière.

Et les niveaux de BCP et dioxines sont en fait beaucoup plus élevés dans la viande (d’élevage conventionnel), les produits laitiers et même les légumes que dans le poisson… Donc cet argument ne tient pas!

Il y a en fait plus de risques de ne PAS consommer de poisson que d’en consommer!

Une de ces raisons est due à leurs oméga-3 marins qui sont indispensables pour le développement du cerveau, surtout chez le foetus et les nouveaux-nés en plus de contribuer au bon fonctionnement et au bien-être de notre cerveau à l’âge adulte. Deux à trois portions de poisson par semaine est l’idéal.

Et non, les oméga-3 de la graine de lin ne sont pas équivalents (cherchez sur les ALA vs EPA/DHA pour plus de détails).

Le EWG a ce calculateur (en anglais) pour vous aider à trouver les sources les plus sécuritaires à différents stades de votre vie. Cet outil de National Geographic (en anglais) indique également la durabilité, la quantité d’oméga-3 et la contamination au mercure de différentes espèces de poisson.

Et pour réduire la quantité de toxines dans mon assiette, je choisis personnellement plus souvent de petits poissons comme les sardines et du saumon sauvage de l’Alaska. J’évite les OGM de maïs et de soya en choisissant des poissons pêchés à l’état sauvage plutôt que des poissons d’élevage.

Je ne suis pas une « adepte du régime paléo »

Mme Desaulniers me décrit ainsi: « La jeune adepte du régime paléo ».

Premièrement, le qualificatif jeune ne semble être là que pour ébranler ma crédibilité.

Deuxièmement, la définition du mot adepte est la suivante:

  1. Membre d’une secte, d’un mouvement ou d’un groupement demandant un engagement personnel
  2. Partisan convaincu d’une doctrine ou de son promoteur

Je crois que ce n’est jamais sain que de se définir par sa façon de manger ou même un diagnostic. Par exemple, je ne dis jamais « un céliaque » mais bien « une personne avec la maladie céliaque ». Il en est de même avec l’alimentation.  Lorsque notre façon de manger nous définit, ça peut devenir problématique et ça semble souvent être le cas avec les gens adoptant un régime végétarien ou végétalien.

Pour ma part, JE NE SUIS PAS PALÉO…. mais oui, je mange paléo.

Comment choisir des protéines durables

Plus loin, on m’accuse d’essayer de me déculpabiliser en achetant ma viande dans des marchés fermiers ou directement des fermiers: « Acheter sa viande d’un petit producteur local et souriant n’en fait pas pour autant une source de protéines durable. En fait, le bilan environnemental d’une adepte du régime paléo serait moins important si elle achetait sa viande à l’épicerie. En effet, les bovins élevés en pâturage émettent davantage de méthane que ceux élevés de façon intensive. »

Oui je suis d’accord que ce n’est pas le sourire du producteur qui fait la différence, quoi que ce soit bien agréable. Ce qui fait la différence est de savoir d’où proviennent ses aliments.

Je crois que c’est le PLUS GROS PROBLÈME actuellement:
les gens ne savent pas d’où proviennent leurs aliments. 

Personnellement, j’achète ma viande de petits producteurs, leur pose des questions sur leurs pratiques d’élevage et visite même leur ferme lorsque c’est possible.

Pour ce qui est de la quantité de méthane produite par les bovins de pâturage, c’est un fait! Lorsque les bovins consomment leur diète idéale, c’est-à-dire de l’herbe et non pas des céréales, leur diète est par le fait même plus élevée en fibres ce qui cause plus de fermentation et donc davantage de production de gaz tel que le méthane. Cette comparaison ne prend toutefois pas en considération tous les gaz à effet de serre produit lors de la culture du maïs et d’autres céréales (produites en très grandes quantités pour les bovins d’élevage industriel) et leur transport.

De plus, on ne peut pas regarder cette donnée hors contexte. En fait, l’argument le plus important en faveur des animaux de pâturage est leur habileté de fixer le carbone dans les sols et d’en augmenter la biomasse. L’effet net est POSITIF pour l’environnement. On ne peut pas en dire autant des animaux d’élevage industriel. Pour plus d’info à ce sujet, je vous suggère cet article.

Entre autres, on y mentionne que « Une part de l’effet de serre, indique Main, provient de la combustion des forêts et de l’épuisement de la matière organique des prairies. Une grande portion de nos prairies contient à peine la moitié des niveaux de matière organique qu’on y trouvait il y a de 100 ans.  »

Le broutage est une des meilleures façons
de restaurer nos sols appauvris par l’agriculture moderne.

Est-ce que ça veut dire que les grands champs de maïs, soya, blé, canola  et autres cultures de base pour les végétariens et végans pourraient contribuer aux gaz à effet de serre, d’une part en contribuant à la déforestation et en épuisant les sols et d’autre part par les combustibles fossiles utilisés pour leurs cultures, récoltes et transports? Et que dire de leur transformation en usine? Et de la pollution causée par l’agriculture non-biologique?

Manger de la viande est compatible avec respecter les animaux

On insinue ensuite que je ne respecte pas les animaux en disant « On peut aussi se demander comment madame Jacob définit un élevage « respectueux ». Tous les animaux qu’elle consomme ont été abattus sans qu’on « respecte » leur intérêt à vivre. Les petits frères des poules qui pondent ses œufs ont même été broyés à la naissance tandis que les oiseaux qui produisent son poulet sont génétiquement les mêmes que dans les élevages industriels. Sélectionnés pour grossir le plus rapidement possible, ils souffrent toute leur vie de douleurs articulaires et sont entassés dans des cages pour être amenés à l’abattoir alors qu’ils n’ont même pas deux mois. »

Puis comme les toutes les tribus de chasseurs-cueilleurs qui nous ont précédés, je considère la vie comme étant sacrée et suis très reconnaissante pour les animaux qui donnent leur vie pour moi.

C’est le cycle de la vie.

Chevreuil, je suis désolé de te faire mal, mais les gens ont faim.
– Prière des chasseurs amérindiens de la tribu chacta

Avec une bête herbivore (bison et boeuf par exemple), je peux nourrir ma famille pour plusieurs mois et même près d’un an.

Une autre façon de montrer du respect envers les animaux que nous mangeons est d’en utiliser toutes les parties, pas seulement que le steak. Je mange toutes sortes de coupes de viande, ainsi que des abats (foie, coeur, etc.) et utilise les os pour faire des bouillons maison. La vie est précieuse et j’essaie donc de tirer profit de l’animal en entier pour éviter de gaspiller.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Et je suis  heureuse de savoir que les animaux qui donnent leur vie pour moi ont eu la chance de connaître la liberté de vivre à l’extérieur, de sentir le vent, de profiter des rayons du soleil, de se faire soigner avec respect  et de manger une diète appropriée pour leur espèce (herbes vs céréales par exemple) qui leur a permis de bien se sentir et d’être en santé… au contraire des animaux tristes, maltraités, en mauvais états et confinés à l’intérieur dans des conditions inadéquates.

Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec Mme Desaulnier
et l’élevage industriel d’animaux doit cesser.

L’alimentation végan n’est pas parfaite toutefois et plusieurs vies sont sacrifiées
pour produire le tofu, les pâtes alimentaires et les huiles végétales.

Avez-vous pensé à tous les animaux qui perdent leur habitat naturel lorsqu’un morceau de terre est transformé en grande monoculture? Et que dire de tous les petits (et même grands parfois) mammifères, rongeurs, reptiles et oiseaux qui perdrent la vie durant la semence, l’entretien et la récolte de ces cultures?

Est-ce que leurs vies comptent moins que celle d’une vache, d’un cochon ou d’un poulet?

D’après le principe de non-nuisance, il serait en fait préférable de consommer de grands herbivores plutôt que de devenir végans si on veut minimiser le nombre de vies nécessaires pour nous garder en vie (lire l’article ici, en anglais).

Je le répète, même les végans ont du sang dans leur assiette.

Oui, nous avons évolués

Je suis d’accord avec Mme Desaulniers lorsqu’elle écrit « Et surtout, il est aussi dans notre nature d’évoluer et de s’adapter à notre environnement. Oui, nos ancêtres devaient être chasseurs-cueilleurs pour survivre, mais le monde a changé en 10 000 ans. »

Nous avons changé depuis la période paléolithique. Nous avons internet, des voitures et des toilettes…. mais nos besoins nutritionnels restent très semblables. Et saviez-vous que commencer à manger de la viande est ce qui a permis à notre cerveau d’évoluer pour devenir ce que l’on est aujourd’hui?

En fait, si on compresse l’histoire du génome humain, qui date d’il y a plus de 2.5 millions d’années sur une période de 24 heures, les derniers 10 000 ans depuis la période paléolithique et l’introduction de l’agriculture ne représentent que les 5 dernières minutes avant minuit. Et la révolution industrielle des derniers 200 ans que les 5 dernières secondes avant minuit…

Dix mille ans, ça nous paraît long pour une vie d’homme,
mais ce n’est qu’un clignement des yeux dans l’histoire des humains.

Il est aussi important de mentionner que l’alimentation paléo est souvent, à tort, décrite comme étant une alimentation élevée en protéines et riche en viande. Mais ce n’est pas du tout le cas. La quantité de protéines recommandée correspond en moyenne a 15 à 25% des calories, ce qui ressemble à des portions moyennes de 3 à 6 oz (90 à 180 g) par repas.  La plus grande partie de l’assiette paléo est en fait dédié aux légumes, légumes-racines, fruits, et gras traditionnels (avocat, huile de coco, huile d’olive, beurre, ghee, graisse de canard, noix et beurre de noix, etc).

Pour des exemples de repas paléo, visitez-moi sur instagram!

Il y a plusieurs façons de consommer de la viande de façon responsable pour minimiser l’impact sur l’environnement tout en donnant à son corps les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale, tel que discuté dans cet article. J’ai fait mes recherches. Je ne dis pas ça pour me déculpabiliser.

Paleo_Cover

Voilà, c’est pas mal tout ce que j’avais à dire. 😉

Je n’ai même pas abordé le côté nutrition,
car je le fais déjà dans mon livre.

En conclusion, je crois que s’il n’y a qu’une seule chose que chacun de nous pouvons faire pour améliorer notre santé et celle de la planète, c’est de s’intéresser davantage à d’où viennent nos aliments.

Personne n’est parfait et je ne pense pas que personne n’ait une alimentation parfaite.

Mais à chaque fois que nous achetons des aliments, nous pouvons faire une différence.

Qu’en pensez-vous? Opinions? Questions?

Je veux vous entendre. Laissez un mot ci-dessous pour poursuivre la discussion.