Ma réponse à Élise Desaulniers « d’une paléo à une végane »

AVERTISSEMENT: Ce billet est très   L – O – N – G    car j’ai vraiment un gros dédain pour la mésinformation et tenais à mettre tous les points sur les i. 😉

Pour vous mettre en contexte, j’ai accepté de participer à un article pour ou contre le végétarisme (cliquez ici pour le lire) dans le magazine québécois « Véro » (automne 2014). Suite à la parution de ce débat, Mme Desaulniers a écrit une réponse sur son blog. Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Mon temps est très précieux et je n’aime habituellement pas me lancer dans des débats avec des gens qui manquent clairement d’ouverture d’esprit, mais son article m’a vraiment dérangée pour plusieurs raisons: son ton condescendant, son attitude supérieure, ses accusations personnelles  et, plus que tout, plusieurs faits omis.

C’est assez pour que je prenne de mon temps pour écrire une réponse. Je ne tiens pas nécessairement à ce que Mme Desaulniers la lise, car je sais qu’il n’y a rien que je ne pourrais dire qui ne la ferait changer d’idée, mais je veux que vous, mes chers lecteurs, ne vous sentiez pas attaqués comme moi par ses propos. Pour ce faire, je vais tirer quelques lignes de son billet pour y répondre directement.

Ma propre expérience inclut
celle de mes clients
et des tonnes de recherche

Premièrement, elle m’introduit ainsi « À droite, Aglaée Jacob, qui détient un bac et une maîtrise en nutrition, défend le point de vue contraire à partir de sa propre expérience ». 

Je voudrais seulement dire que mon point de vue ne vient pas seulement de ma propre expérience, bien qu’elle y compte certainement. Mon point de vue vient également de centaines d’heures de recherche approfondie sur le sujet dans la littérature scientifique ainsi que l’expérience de centaines de clients avec qui j’ai travaillé dans les dernières années.

Apparemment, je me jette sur les steaks saignants… 😉

Sur un ton passif agressif, elle continue « J’aurais bien aimé en savoir davantage sur la santé déclinante de madame Jacob lorsqu’elle était végée. Qu’est-ce qu’elle mangeait? Qu’est-ce qui manquait? A-t-elle essayé de modifier ses habitudes avant de se jeter sur son steak saignant? ».

Cette information n’est pas difficile à trouver. J’ai partagé de façon très ouverte mes problèmes de santé sur d’autres plates-formes. Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai souffert de problèmes digestifs chroniques, mais je l’attribue à une infection gastro-intestinale que j’ai attrapée lors de mes voyages, pas à une alimentation végétarienne. Mais je peux dire que c’est en faisant la transition à une alimentation paléo que j’ai pu gagner contrôle de mes symptômes intestinaux (suite au développement de syndrome de l’intestin irritable post infectieux).

Toutefois, je peux véritablement dire que j’ai souffert de manque d’énergie et d‘anémie (difficile à corriger même pour une nutritionniste et même avec supplémentation) en étant végétarienne, problèmes qui se sont envolés dès que j’ai commencé à manger paléo. J’ai aussi été diagnostiquée avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un problème qui représente la plus grande cause d’infertilité chez la femme et qui peut être aggravé par une alimentation riche en glucides et pauvre en gras tel que l’alimentation végétarienne l’est.

Manger paléo m’a permis de contrôler mes hormones, réduire mon nombre de kystes sur les ovaires de plus de 70% et de devenir fertile pour maintenant avoir un petit garçon en santé. 🙂

Viande rouge, gras saturés et santé:
ou comment ne PAS interpréter les études épidémiologiques…

Elle mentionne ensuite « Selon Aglaée Jacob, aucune étude ne prouverait que la viande rouge et les gras saturés peuvent être néfastes sur la santé et causer certains cancers. Pourtant, pas besoin de chercher bien loin pour se convaincre du contraire » et donne quelques exemples.

Premièrement, je n’utilise pas de site de vulgarisation scientifique auquel elle réfère dans son billet et préfère plutôt aller directement à la source. Ce n’est qu’en lisant les études scientifiques, leurs méthodologies et leurs résultats qu’on peut avoir l’heure juste (ne lire que les résumés est une des raisons pourquoi la nutrition est un sujet très controversé dans les médias…!).

J’ai bien lu les études mentionnées. Le problème est que ce sont des études de type épidémiologique… Il est bien connu dans le domaine des sciences et des statistiques que ce genre d’étude ne devrait JAMAIS servir pour faire des recommandations ou tirer des conclusions. Ça ne permet que d’obtenir des hypothèses pour faire des études cliniques par la suite. Les corrélations qui y sont trouvées ne devraient JAMAIS être interprétées comme étant une relation effet-cause, car nous n’en avons absolument aucune idée.

Par exemple, si je vous dis qu’il y a beaucoup de camions de pompiers aux sites d’incendie, un type corrélation qu’on pourrait facilement trouver avec un type d’étude épidémiologique, ça ne veut pas dire que les camions de pompiers causent les incendies… vous êtes d’accord? C’est la même chose avec les études en nutrition.

De plus, souvent les études épidémiologiques utilisent des questionnaires demandant aux gens de se rappeler ce qu’ils ont mangé dans la dernière année à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire… pas très précis à mon avis comme méthodologie! Souvent, la pizza et autre junk food sont interprétées comme étant de la viande rouge à cause de son pepperoni et le poids de l’aliment en entier est inclut dans la quantité de viande rouge consommée… Ça vous paraît honnête?

Et il ne faut pas oublier qu’aucune de ces études ne fait la distinction entre les gens qui mangent de la viande de pâturage avec une grande quantité de légumes tout en faisant attention à leur santé et les gens qui mangent leur viande entre deux tranches de pain (hamburgers) avec une boisson gazeuse et des frites cuites dans de l’huile végétale rancie.

Bref, je ne veux surtout pas utiliser pas ces études pour tirer mes conclusions.

Pour ce qui est de la « controverse » des gras saturés, hé bien ça ne devrait vraiment plus être une controverse… Encore une fois, les gras saturés ont été démonisés depuis des décennies mais les raisons sont beaucoup plus de politiques que scientifiques (lisez Good Calories, Bad Calories si vous comprenez l’anglais pour une analyse méticuleuse avec des centaines d’études à l’appui si vous voulez en savoir plus). Une des récentes preuves les plus convaincantes quant à l’innocuité des gras saturés est parue dans The American Journal of Clinical Nutrition en 2010 (lire l’étude ici).

Cette méta-analyse (une étude regardant toutes les études faites sur un sujet donné) inclut 347 747 participants suivis pour des périodes de 5 à 23 ans et montre clairement qu’il n’y a AUCUNE association entre la consommation de gras saturés et le risque de maladies cardiovasculaires et d’ACV. Cette étude n’est qu’un exemple, mais il y en a beaucoup d’autres menant aux mêmes conclusions.

Même le Times Magazine s’est pratiquement excusé, près de 30 ans après son article démonisant le cholestérol et les gras saturés, avec un article montrant toute la science moderne qui confirme que le beurre n’est pas l’ennemi (le véritable ennemi est le sucre!).

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Le Time magazine en 1984

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Le Time magazine en 2014! 🙂

Le paléo augmente le mauvais cholestérol….? et le BON!

Finalement, pour ce qui est de l’augmentation de cholestérol observée après l’adoption d’une diète paléo… et bien oui, c’est parfois vrai! Encore là, il ne faut pas s’arrêter à l’article vulgarisé en hyperlien dans son article mais il faut aller à la source (article scientifique original ici). Les 44 participants en santé ont suivi une diète paléo pendant 10 semaines.

Résultat: oui, leur « mauvais » cholestérol LDL (encore une fois les termes mauvais et bon cholestérol sont très simplifiés et ne représentent pas toute l’histoire!) a augmenté… et bien que le résultat soit statistiquement significatif (p<0.01), il n’est pas nécessairement cliniquement significatif.

La moyenne de leur niveau de LDL est passée de 2.4 à 2.7 mmol/L, ce qui est encore bas et ne pose définitivement pas de problèmes pour la santé cardiaque… et en plus, leur « bon » cholestérol HDL a également augmenté (p<0.01).

Il est aussi important de noter que l’étude ne prend pas en considération l’autre panoplie de mesures prouvées comme étant plus importantes pour mesurer le risque de maladies cardiovasculaires: la taille des particules de LDL, les marqueurs inflammatoires, les triglycérides, la glycémie, etc.

Ah oui, et devinez quoi? L’étude montre en fait que les participants ont perdu du poids, réduit leur pourcentage de gras corporel et améliorer leur performance physique au gym!
Les résultats sont donc en faveur du paléo d’après ce que je vois!

Pourquoi ne pas avoir mentionné cette information?

Les chercheurs sérieux savent bien que les niveaux de cholestérol ne constituent qu’un marqueur intermédiaire (surrogate endpoint) et non pas un vrai marqueur clinique, car il n’est en fait pas du tout clair que des niveaux élevés de LDL représentent un risque plus élevé de quoi que ce soit (tout comme le lien entre les camions de pompiers et les incendies!).

D’autres études sur l’alimentation paléo montrent des résultats semblables:

  • l’atteinte d’un poids santé,
  • parfois une légère augmentation des niveaux de LDL mais en faveur des grosses particules denses de LDL qui ne sont pas athérogéniques (causant de la plaque),
  • une augmentation du HDL (bon cholestérol),
  • une diminution des triglycérides,
  • une diminution de l’inflammation,
  • une meilleure sensibilité à l’insuline,
  • une glycémie (taux de sucre) mieux contrôlée…
  • et j’en passe!

Et saviez-vous que de BAS niveaux de LDL sont associés avec un risque accru de mourir de n’importe quelle cause (étude chez les femmes) ainsi que de suicide et de violence? Encore des faits dont la plupart des gens n’entendent malheureusement pas parler… 😦

D’accord, assez pour ce point. Passons à autre chose, car je pourrais écrire à ce sujet toute la journée. 🙂

Et le poisson?
il est en fait plus risqué de ne pas en manger

Maintenant qu’on a parlé de la viande rouge et des gras saturés, parlons du poisson. « Et le poisson? Tous les poissons sauvages peuvent contenir des résidus de métaux lourds comme le mercure, ce qui affecte le développement et le fonctionnement du cerveau. Ils peuvent aussi contenir des produits chimiques industriels (BCP, dioxines) et des pesticides comme le DDT. De nombreux spécialistes recommandent d’ailleurs aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu’aux jeunes enfants de limiter leur consommation de poissons sauvages à cause de leur toxicité. »

Je ne sais trop quoi dire sur ce point et ne sais pas vraiment d’où elle tire ces recommandations. Oui, il est préférable d’éviter les gros poissons, tels que le requin et l’espadon, qui sont au sommet de la chaîne alimentaire pour réduire notre exposition au mercure.

Heureusement, le sélénium est un minéral qui nous aide à ne pas absorber autant du mercure présent dans nos aliments. Et devinez quelle est une des meilleures sources de sélénium? Oui, le poisson! Les poissons qui contiennent plus de sélénium que de mercure, ce qui représente la majorité des poissons provenant de l’océan, sont sécuritaires à consommer de façon régulière.

Et les niveaux de BCP et dioxines sont en fait beaucoup plus élevés dans la viande (d’élevage conventionnel), les produits laitiers et même les légumes que dans le poisson… Donc cet argument ne tient pas!

Il y a en fait plus de risques de ne PAS consommer de poisson que d’en consommer!

Une de ces raisons est due à leurs oméga-3 marins qui sont indispensables pour le développement du cerveau, surtout chez le foetus et les nouveaux-nés en plus de contribuer au bon fonctionnement et au bien-être de notre cerveau à l’âge adulte. Deux à trois portions de poisson par semaine est l’idéal.

Et non, les oméga-3 de la graine de lin ne sont pas équivalents (cherchez sur les ALA vs EPA/DHA pour plus de détails).

Le EWG a ce calculateur (en anglais) pour vous aider à trouver les sources les plus sécuritaires à différents stades de votre vie. Cet outil de National Geographic (en anglais) indique également la durabilité, la quantité d’oméga-3 et la contamination au mercure de différentes espèces de poisson.

Et pour réduire la quantité de toxines dans mon assiette, je choisis personnellement plus souvent de petits poissons comme les sardines et du saumon sauvage de l’Alaska. J’évite les OGM de maïs et de soya en choisissant des poissons pêchés à l’état sauvage plutôt que des poissons d’élevage.

Je ne suis pas une « adepte du régime paléo »

Mme Desaulniers me décrit ainsi: « La jeune adepte du régime paléo ».

Premièrement, le qualificatif jeune ne semble être là que pour ébranler ma crédibilité.

Deuxièmement, la définition du mot adepte est la suivante:

  1. Membre d’une secte, d’un mouvement ou d’un groupement demandant un engagement personnel
  2. Partisan convaincu d’une doctrine ou de son promoteur

Je crois que ce n’est jamais sain que de se définir par sa façon de manger ou même un diagnostic. Par exemple, je ne dis jamais « un céliaque » mais bien « une personne avec la maladie céliaque ». Il en est de même avec l’alimentation.  Lorsque notre façon de manger nous définit, ça peut devenir problématique et ça semble souvent être le cas avec les gens adoptant un régime végétarien ou végétalien.

Pour ma part, JE NE SUIS PAS PALÉO…. mais oui, je mange paléo.

Comment choisir des protéines durables

Plus loin, on m’accuse d’essayer de me déculpabiliser en achetant ma viande dans des marchés fermiers ou directement des fermiers: « Acheter sa viande d’un petit producteur local et souriant n’en fait pas pour autant une source de protéines durable. En fait, le bilan environnemental d’une adepte du régime paléo serait moins important si elle achetait sa viande à l’épicerie. En effet, les bovins élevés en pâturage émettent davantage de méthane que ceux élevés de façon intensive. »

Oui je suis d’accord que ce n’est pas le sourire du producteur qui fait la différence, quoi que ce soit bien agréable. Ce qui fait la différence est de savoir d’où proviennent ses aliments.

Je crois que c’est le PLUS GROS PROBLÈME actuellement:
les gens ne savent pas d’où proviennent leurs aliments. 

Personnellement, j’achète ma viande de petits producteurs, leur pose des questions sur leurs pratiques d’élevage et visite même leur ferme lorsque c’est possible.

Pour ce qui est de la quantité de méthane produite par les bovins de pâturage, c’est un fait! Lorsque les bovins consomment leur diète idéale, c’est-à-dire de l’herbe et non pas des céréales, leur diète est par le fait même plus élevée en fibres ce qui cause plus de fermentation et donc davantage de production de gaz tel que le méthane. Cette comparaison ne prend toutefois pas en considération tous les gaz à effet de serre produit lors de la culture du maïs et d’autres céréales (produites en très grandes quantités pour les bovins d’élevage industriel) et leur transport.

De plus, on ne peut pas regarder cette donnée hors contexte. En fait, l’argument le plus important en faveur des animaux de pâturage est leur habileté de fixer le carbone dans les sols et d’en augmenter la biomasse. L’effet net est POSITIF pour l’environnement. On ne peut pas en dire autant des animaux d’élevage industriel. Pour plus d’info à ce sujet, je vous suggère cet article.

Entre autres, on y mentionne que « Une part de l’effet de serre, indique Main, provient de la combustion des forêts et de l’épuisement de la matière organique des prairies. Une grande portion de nos prairies contient à peine la moitié des niveaux de matière organique qu’on y trouvait il y a de 100 ans.  »

Le broutage est une des meilleures façons
de restaurer nos sols appauvris par l’agriculture moderne.

Est-ce que ça veut dire que les grands champs de maïs, soya, blé, canola  et autres cultures de base pour les végétariens et végans pourraient contribuer aux gaz à effet de serre, d’une part en contribuant à la déforestation et en épuisant les sols et d’autre part par les combustibles fossiles utilisés pour leurs cultures, récoltes et transports? Et que dire de leur transformation en usine? Et de la pollution causée par l’agriculture non-biologique?

Manger de la viande est compatible avec respecter les animaux

On insinue ensuite que je ne respecte pas les animaux en disant « On peut aussi se demander comment madame Jacob définit un élevage « respectueux ». Tous les animaux qu’elle consomme ont été abattus sans qu’on « respecte » leur intérêt à vivre. Les petits frères des poules qui pondent ses œufs ont même été broyés à la naissance tandis que les oiseaux qui produisent son poulet sont génétiquement les mêmes que dans les élevages industriels. Sélectionnés pour grossir le plus rapidement possible, ils souffrent toute leur vie de douleurs articulaires et sont entassés dans des cages pour être amenés à l’abattoir alors qu’ils n’ont même pas deux mois. »

Puis comme les toutes les tribus de chasseurs-cueilleurs qui nous ont précédés, je considère la vie comme étant sacrée et suis très reconnaissante pour les animaux qui donnent leur vie pour moi.

C’est le cycle de la vie.

Chevreuil, je suis désolé de te faire mal, mais les gens ont faim.
– Prière des chasseurs amérindiens de la tribu chacta

Avec une bête herbivore (bison et boeuf par exemple), je peux nourrir ma famille pour plusieurs mois et même près d’un an.

Une autre façon de montrer du respect envers les animaux que nous mangeons est d’en utiliser toutes les parties, pas seulement que le steak. Je mange toutes sortes de coupes de viande, ainsi que des abats (foie, coeur, etc.) et utilise les os pour faire des bouillons maison. La vie est précieuse et j’essaie donc de tirer profit de l’animal en entier pour éviter de gaspiller.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Manger de la viande est compatible avec respecter la vie animale.

Et je suis  heureuse de savoir que les animaux qui donnent leur vie pour moi ont eu la chance de connaître la liberté de vivre à l’extérieur, de sentir le vent, de profiter des rayons du soleil, de se faire soigner avec respect  et de manger une diète appropriée pour leur espèce (herbes vs céréales par exemple) qui leur a permis de bien se sentir et d’être en santé… au contraire des animaux tristes, maltraités, en mauvais états et confinés à l’intérieur dans des conditions inadéquates.

Sur ce point, je suis tout à fait d’accord avec Mme Desaulnier
et l’élevage industriel d’animaux doit cesser.

L’alimentation végan n’est pas parfaite toutefois et plusieurs vies sont sacrifiées
pour produire le tofu, les pâtes alimentaires et les huiles végétales.

Avez-vous pensé à tous les animaux qui perdent leur habitat naturel lorsqu’un morceau de terre est transformé en grande monoculture? Et que dire de tous les petits (et même grands parfois) mammifères, rongeurs, reptiles et oiseaux qui perdrent la vie durant la semence, l’entretien et la récolte de ces cultures?

Est-ce que leurs vies comptent moins que celle d’une vache, d’un cochon ou d’un poulet?

D’après le principe de non-nuisance, il serait en fait préférable de consommer de grands herbivores plutôt que de devenir végans si on veut minimiser le nombre de vies nécessaires pour nous garder en vie (lire l’article ici, en anglais).

Je le répète, même les végans ont du sang dans leur assiette.

Oui, nous avons évolués

Je suis d’accord avec Mme Desaulniers lorsqu’elle écrit « Et surtout, il est aussi dans notre nature d’évoluer et de s’adapter à notre environnement. Oui, nos ancêtres devaient être chasseurs-cueilleurs pour survivre, mais le monde a changé en 10 000 ans. »

Nous avons changé depuis la période paléolithique. Nous avons internet, des voitures et des toilettes…. mais nos besoins nutritionnels restent très semblables. Et saviez-vous que commencer à manger de la viande est ce qui a permis à notre cerveau d’évoluer pour devenir ce que l’on est aujourd’hui?

En fait, si on compresse l’histoire du génome humain, qui date d’il y a plus de 2.5 millions d’années sur une période de 24 heures, les derniers 10 000 ans depuis la période paléolithique et l’introduction de l’agriculture ne représentent que les 5 dernières minutes avant minuit. Et la révolution industrielle des derniers 200 ans que les 5 dernières secondes avant minuit…

Dix mille ans, ça nous paraît long pour une vie d’homme,
mais ce n’est qu’un clignement des yeux dans l’histoire des humains.

Il est aussi important de mentionner que l’alimentation paléo est souvent, à tort, décrite comme étant une alimentation élevée en protéines et riche en viande. Mais ce n’est pas du tout le cas. La quantité de protéines recommandée correspond en moyenne a 15 à 25% des calories, ce qui ressemble à des portions moyennes de 3 à 6 oz (90 à 180 g) par repas.  La plus grande partie de l’assiette paléo est en fait dédié aux légumes, légumes-racines, fruits, et gras traditionnels (avocat, huile de coco, huile d’olive, beurre, ghee, graisse de canard, noix et beurre de noix, etc).

Pour des exemples de repas paléo, visitez-moi sur instagram!

Il y a plusieurs façons de consommer de la viande de façon responsable pour minimiser l’impact sur l’environnement tout en donnant à son corps les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale, tel que discuté dans cet article. J’ai fait mes recherches. Je ne dis pas ça pour me déculpabiliser.

Paleo_Cover

Voilà, c’est pas mal tout ce que j’avais à dire. 😉

Je n’ai même pas abordé le côté nutrition,
car je le fais déjà dans mon livre.

En conclusion, je crois que s’il n’y a qu’une seule chose que chacun de nous pouvons faire pour améliorer notre santé et celle de la planète, c’est de s’intéresser davantage à d’où viennent nos aliments.

Personne n’est parfait et je ne pense pas que personne n’ait une alimentation parfaite.

Mais à chaque fois que nous achetons des aliments, nous pouvons faire une différence.

Qu’en pensez-vous? Opinions? Questions?

Je veux vous entendre. Laissez un mot ci-dessous pour poursuivre la discussion.

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23 réflexions sur “Ma réponse à Élise Desaulniers « d’une paléo à une végane »

  1. Even Cloutier dit :

    Merci Aglaée pour cette brillante réponse, c’est très instructif, comme toujours. Je trouve dommage que Mme Desaulniers t’ait attaqué ainsi, elle aurait pu s’en prendre aux idées seulement. On dit que les gens qui se défendent alors qu’on ne les attaques pas manquent de confiance en leurs idées… Peut-être qu’elle s’en ait pris à toi parce qu’elle avait peur de regarder ses propres convictions en face… ça peut faire mal. En fait, on peut interpréter son ton d’une autre façon: elle te concède raison (partiellement du moins)… sans le savoir.

    J’invite les personnes qui vont lire le blog de Mme Desaulniers (que tu cites au début de ton texte) à lire les commentaires laisser par M. Frédéric Verville au bas de l’article. Il fait une éloquente réponse à Mme Desaulniers concernant l’impact des fermes Vegan sur les sols (en y incluant plusieurs référence). Il pose aussi beaucoup de questions à Mme Desaulniers… dommages qu’elle n’ait pas répondu… Le moins qu’on puisse dire est qu’il semble que M. Verville s’y connait  »vachement » en sol.

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  2. Even Cloutier dit :

    Pour faire suite à mon autre commentaire. J’aime tellement la réponse de M. Verville au blog de Mme Desaulniers que je dois la reconduire partiellemetn ici. Il parle du fait que pour fertiliser les sols si il n’y a pas de production animal, on doit utiliser des engrais vert:

     »[…]Cependant, ces engrais verts, il faut bien les cultiver…? Quelle superficie doit être consacrée aux engrais verts dans une rotation si on souhaite conserver une fertilité suffisante à long terme? 30%? 50% C’est donc dire qu’en agriculture veganique, le tiers ou même la moitié des terres agricoles serviraient uniquement à faire pousser des engrais verts en prévision de l’année suivante? Est-ce que vous trouvez cela efficace? Quelle proportion des terres actuellement servent à l’élevage, cette agriculture si inefficace? C’est amusant, car sur une ferme laitière, par exemple, on utilise aussi environ la moitié des terres pour faire des foins et des pâturages… sauf que contrairement à l’agriculture veganique, cette moitié de terre demeure tout de même très productive; elle permet de produire de la viande et du lait, et malgré tout la fertilité peut être retournée au sol sous forme de fumier…  »

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  3. Even Cloutier dit :

    Concernant l’alimentation paléo, de mon expérience personnel, je n’ai jamais mangé autant de légumes de ma vie et c’est depuis ce temps que j’ai le plus en commun avec les végétariens!! Avant je rencontrais des végétariens, mais je n’avais pas vraiment grand chose à leur dire sur ce sujet. Maintenant, je leurs posent plein de question sur comment ils cuisinent et apprêtent leur légumes. D’un autre coté, j’impressionne plusieurs végétariens avec mes façons originales d’incorporer des fruits et légumes dans mon alimentation. En plus, je trouve souvent d’excellentes recettes sur les site végétarien… la seule différence est que je leurs ajoute du bacon ou du steak haché!!

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  4. Dany Plouffe dit :

    Bonjour Mme Jacob,

    Merci de partager votre expérience et vos pensées.

    Je voulais apporter une petite précision sur un point en particulier dans votre texte:
    «Le problème est que ce sont des études de type épidémiologique… Il est bien connu dans le domaine des sciences et des statistiques que ce genre d’étude ne devrait JAMAIS servir pour faire des recommendations ou tirer des conclusions. Ça ne permet que d’obtenir des hypothèse pour faire des études cliniques par la suite. Les corrélations qui y sont trouvées ne devraient JAMAIS être interprétées comme étant une relation effet-cause car nous en avons absolument aucune idée.»

    Je suis d’accord que ceci s’applique à certaines études épidémiologiques. Lorsqu’on ne fait que regarder le lien entre deux variables, sans aucune autre analyse, il faut éviter de sauter trop vite aux conclusions.

    Cependant, le domaine des biostatistiques et de l’épidémiologie va bien au-delà de ça. Une étude observationnelle bien conçue, avec des outils statistiques appropriés peuvent nous permettre de tirer des conclusions raisonnables. Il faut entre autres contrôler les facteurs de confusion.

    La découverte du lien entre la cigarette et le cancer du poumon est un bon exemple de ce que les études observationnelles peuvent démontrer. On utilise aussi les études observationnelles pour évaluer certains effets secondaires des médicaments lorsque les études cliniques n’ont pas réussi à les détecter (effet sur un sous-groupe non présent dans l’étude clinique, effet trop petit, etc.)

    En fait, les études observationnelles sont même parfois plus efficaces que les études cliniques pour tirer certains types de conclusion.

    Il est certain que les études observationnelles n’offrent pas une réponse absolue. Mais aucune étude scientifique n’en offre de toute façon.

    Écrire sur les études observationnelles fait partie de mes projets à moyen/long terme pour mon blogue:
    http://LeSceptique.ca

    Bonne journée!

    Dany Plouffe

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    • Aglaée Jacob, MS, RD ~radicata medicine~ dit :

      Bonjour Mr. Plouffe,

      Merci de votre commentaire et de partager votre blogue.

      Je comprends que certaines études épidémiologiques peuvent apporter beaucoup d’information et nous donner une idée de la relation entre les observations à l’étude, surtout si celles-ci sont bien designées et prennent en considération les multiples variables confondantes.

      Je crois que le domaine de la nutrition est un peu différent toutefois, surtout lorsque l’on fait appel à des questionnaires de fréquence alimentaire. Non seulement misons-nous sur la mémoire des gens, mais des études ont également montré que cette information tirée de cette méthode n’est malheureusement pas représentative de la réalité.

      En plus du biais de sous-estimer ses apports nutritionnels chez les obèse, il existe également un biais associé à certains diagnostiques. Par exemple, les gens atteints du cancer, du diabète de type 2 et d’autres maladies chroniques ont tendance à sur-estimer leur apport en aliments perçus comme étant nocif tels que la viande rouge, les gras saturés, etc. (peut-être dans le but de mettre la faute sur quelque chose). Les gens en santé de l’autre côté ont tendance à sur-estimer leur consommation d’aliments perçus comme étant santé, tels que légumes, fruits et produits faibles en gras par exemple.

      Ce n’est malheureusement pas aussi simple que d’estimer les habitudes tabagiques de la population.

      Je crois que l’alimentation est un domaine très complexe avec tellement de facteurs en jeu et des outils beaucoup trop désuets pour tirer des conclusions de ces études.

      Voilà, c’est mon opinion.

      Aglaée

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      • Dany Plouffe dit :

        Bonjour Mme Jacob,

        Merci pour votre réponse ! Je crois qu’on se rapproche un peu plus d’un « terrain commun » sur ce sujet. Je voudrais tout de même souligner quelques petits points.

        En effet, il peut y avoir des biais. Mais ceux que vous mentionnez ne s’appliquent pas nécessairement aux études longitudinales. Certaines études se déroulent sur de nombreuses années et observent quelle était l’alimentation avant que la maladie se déclenche. Les gens ne peuvent pas savoir à l’avance s’ils vont avoir le diabète ou un cancer et ainsi biaisé l’estimation des quantités d’aliments ingérés.

        Et en contrôlant pour le poids (facteur de confusion, ou variables confondantes), on peut éliminer en partie le facteur que vous mentionnez : l’effet risquerait d’être associé au poids et non à la viande.

        Oui, l’alimentation est un domaine complexe. Cependant, ceci ne veut pas dire qu’on doit éliminer tous les résultats d’études épidémiologiques. Si jamais il y avait bel et bien un lien entre un aliment et une maladie, on pourrait l’observer dans ce genre d’étude. Ça demande alors d’y porter une attention particulière.

        Merci !

        Dany

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  5. Aglaée Jacob, MS, RD ~radicata medicine~ dit :

    Rebonjour!

    Tout à fait, je suis d’accord. Ça dépend du type d’étude et comment elle est designée. Mais il reste tout de même que la collection de données justes n’est pas chose facile en matière de nutrition.

    Il serait génial de pouvoir mener des études cliniques où l’on pourrait contrôler tous les facteurs affectant la santé afin de tester différents types d’alimentation… mais je ne crois pas qu’on puisse trouver de sujet prêt à y participer puisqu’il faudrait probablement les enfermer pendant plusieurs années… 😉

    Bonne journée,

    Aglaée

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    • Dany Plouffe dit :

      Rebonjour Mme Jacob,

      En effet, le « design » d’une étude est très important pour qu’elle puisse donner des résultats significatifs.

      Les études cliniques que vous suggérez seraient techniquement, financièrement et éthiquement impossibles. De plus, on pourrait les critiquer en disant qu’il ne représentent pas la réalité qu’ils ne sont pas le reflet de la « vraie vie ». C’est un des problèmes avec les études cliniques avec les médicaments et c’est pourquoi il est nécessaire de faire aussi des études observationnelles pour évaluer les effets secondaires.

      Ce qu’on peut faire pour l’instant c’est de tirer les meilleures conclusions possible à partir des études que nous avons (comme on fait dans toutes les disciplines scientifiques).

      Ceci inclut les études épidémiologiques, qui peuvent apporter des réponses à des questions que nous avons.

      Dany

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      • Aglaée Jacob, MS, RD ~radicata medicine~ dit :

        Rebonjour,

        Je sais bien, c’était plutôt une blague. 😉

        Pour ma part, je préfère ne pas attendre et faire mes propres expériences avec moi-même. Personne ne peut contredire les résultats au niveau de ma santé que j’ai eu avec mes changements alimentaires et il en est de même pour de plus en plus d’autres gens.

        Aglaée

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  6. Éric Ménard dit :

    Suggérer qu’une alimentation végétalienne contribue davantage à la déforestation et la destruction d’habitats naturels qu’une alimentation paléo, c’est complètement malhonnête intellectuellement.

    « Avez-vous pensé à tous les animaux qui perdent leur habitat naturel lorsqu’un morceau de terre est transformé en grande monoculture? »

    La majorité des grandes monocultures (blé, maïs, soya) existent pour nourrir les animaux d’élevage. Par exemple, le soya consommé par les humains représente à peu près 5% seulement de la production mondiale de soya, le reste étant principalement pour l’alimentation animale et produits dérivés. Pour produire 1 kg de viande ou autres aliments d’origine animale, ça prend plusieurs kilos de céréales, la perte de rendement dans la conversion végétal->animal n’est plus à démontrer. Ça prend beaucoup plus de terres arables pour nourrir un omnivore que pour nourrir un végétalien donc une alimentation qui inclut de la viande contribue énormément plus à la déforestation, aux gaz à effet de serre, et à n’importe quel autre impact environnemental qu’une alimentation végétalienne.

    Je ne peux pas m’avancer dans le débat sur la nutrition, qui est très complexe, mais vous n’avez clairement pas fait vos devoirs sur la question environnementale Mme Jacob. Je vous recommande fortement de vous informer davantage à ce sujet, notamment en visionnant le documentaire « Cowspiracy » : http://www.cowspiracy.com/.

    Éric Ménard, M. Env.

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  7. Éric Ménard dit :

    Je ne vois nulle part dans ce que vous recommandez une quelconque preuve que la production de viande de pâturage nécessite moins d’espace terrestre que la production de protéines végétales…

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  8. Éric Ménard dit :

    Et la démonstration que vous citez qui est supposée prouver qu’une alimentation végane tue plus d’animaux que la consommation d’animaux d’élevage ne tient absolument pas la route.

    « If half of the total harvested land in the US was used to produce plant products for human consumption and half was used for pasture-forage production, how many animals would die annually so that humans may eat?
    60 million ha, plant production × 15 animals/ha = 0.9 billion
    60 million ha, forage production × 7.5 animals/ha = 0.45 billion
    Total: 1.35 billion animals
    According to this model then, fewer animals (1.35 billion) would die than in the vegan model (1.8 billion) »

    Cette démonstration s’appuie sur l’idée que ça prendrait le même nombre d’hectares de production végétale pour remplacer les pâturages. Comment peut-on se baser sur une telle hypothèse sans données concrète à l’appui? Et ça, c’est si l’on considère valide l’hypothèse que la production végétale tue plus d’animaux à l’hectare que les pâturages, ce dont je doute fortement. Comme preuves de production végétales « meurtrières », il est fait référence notamment à la luzerne, le blé et la canne à sucre. Je ne savais pas que les protéines animales étaient remplacées par de tels aliments dans une alimentation végane, ni même qu’une alimentation omnivore (de pâturage ou non) excluait la consommation de ces aliments…

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  9. Aglaée Jacob, MS, RD ~radicata medicine~ dit :

    Rebonjour!

    1) Je suis d’accord que le blé, la luzerne et la canne à sucre ne constituent pas la seule source de nutrition pour les végétariens et végétaliens. J’imagine que l’auteur a utilisé les cultures pour lesquelles ces données étaient disponibles. À mon humble avis et avec mon expérience de plusieurs années de vie à la campagne et sur une ferme, j’imagine que le nombre d’animaux, de reptiles et d’oiseaux tués avec la culture du soya, du maïs, de légumineuses et des autres céréales est similaire.

    2) Pour ce qui est de la diète que je recommande, le mode d’alimentation paléo, il exclut ces cultures (blé, canne à sucre, légumineuses, soya, maïs et autres céréales) bien que ce soit une diète de type omnivore. Et la viande que nous mangeons n’est que nourrie à l’herbe ce qui ne contribue également pas à encourager ces cultures.

    3) Je ne suis pas certaine de comprendre ton acharnement par rapport à la superficie occupée par la culture de céréales versus celle occupée par des animaux de pâturage. Je ne sais pas si ces données existe, probablement que oui, mais je ne les ai pas. Et ce serait passer à côté de la question. Une ferme holistique utilise une rotation entre l’élevage d’animaux et de culture de légumes.

    La superficie occupée par les grandes mono-cultures de céréales et de légumineuses a un impact tout à fait différent sur le sol, l’environnement et la santé des animaux et des gens qui les consomment comparativement à la même superficie occupée par une ferme biologique gérée de façon holistique et biodynamique. Visiter une ferme de ce type plutôt que d’essayer de trouver des études scientifiques est souvent la meilleure façon d’y voir plus clair.

    Et lorsque ma famille achète un quart de boeuf et que ça nous nourrit pour 3-4 mois, ça ne fait qu’ 1/4 de vie pour nourrir. Et en choisissant du boeuf de pâturage, je ne contribue pas à plus de morts indirectes résultant de l’agriculture moderne.

    Voilà mon avis!

    Aglaée

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  10. Elsa dit :

    Bonjour, 🙂
    J’ai lu avec attention votre article, et il me fait réfléchir.
    Je suis végétarienne depuis plusieurs années, mais je considère mon choix comme personnel et reste convaincu que l’Homme est fait pour manger de la viande.
    Je suis depuis quelques temps très attirée par l’alimentation paléo, mais j’aimerai l’adapter à mon végétarisme. Je pense qu’il doit exister dans le monde des tribus végétariennes, alors peut-être qu’avec tous les aliments auquel nous avons accès, il est possible d’être végétarien et d’avoir une alimentation qui s’approche du paléo.
    Depuis quelques semaines, je fais un paléo à ma sauce, je voulais savoir ce que vous en pensiez (ce n’est pas vraiment du paléo mais ça tend vers une alimentation plus naturelle).
    Je consomme bien sur beaucoup de légumes, des fruits, des oeufs bio, des graisses comme l’huile d’olive, la creme de coco, le tahin, les noix, mais aussi des produits à base de soja tels que le tempeh, le tofu, le lait et les yaourts de soja, les fromages au lait cru de chèvre et de brebis (que je tolère sans problème). Pour l’instant il m’arrive encore de consommer les aliments suivants, mais 1 jour sur 2: flocons d’avoine, riz complet, quinoa, pain de seigle, pâtes complètes, sarrasin, lentilles, haricots, pois chiche, pois cassés, beurre de cacahuètes naturel, chocolat noir, miel.
    Qu’en pensez-vous? 🙂
    Merci de votre réponse!
    PS: encore une fois, je ne pense pas que vous faites mal en consommant des animaux, ma raison est purement personnelle, cependant j’ai dévellopé des SOPK moi aussi, et je pense qu’une alimentation plus basique me ferait du bien.
    Bonne journée!

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    • Aglaée Jacob, MS, RD ~radicata medicine~ dit :

      Bonjour Elsa,

      Je suis bien heureuse de lire ton commentaire et de voir que tu es prête à intégrer certains aspects du paléo à ton alimentation. 😉

      Je crois que les aliments que tu inclues sont très bien et je suis contente que tu choisisses certains produits animaux de qualité, tels que les oeufs et certains produits laitiers.

      Je ne suis pas une fan du soya pour des raisons que j’expliquerai plus en détails ailleurs (c’est dans le livre aussi) et dans les autres aliments, je t’encouragerais à faire un peu de rechercher sur chacun de ceux-ci. Le miel et le chocolat noir ne me causent pas trop de problèmes, mais les autres aliments ne sont pas optimaux pour tous. Je ne peux pas vraiment donner de réponses précises sans faire une évaluation plus approfondie de ta condition mais j’ai garder tes questions en banque pour y répondre plus en détails (de façon anonyme) dans un prochain épisode FAQ de la radio paléo (en mai ou juin 2015). Alors surveille les prochains épisodes: jememetsaupaleo.com/la-radio-paleo/. 😉

      Aglaée

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  11. Elsa dit :

    merci de votre réponse si rapide!

    Déjà, mon petit déjeuner paléo me ravi, omelette aux légumes, avocat, myrtilles 🙂

    Tous comme les noix au gouter! (particulièrement les noix de macadamia et les noix de grenoble, de cajou).
    Bonne journée 🙂

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  12. dufaye dit :

    Bonjour,
    je commence à m’intéresser au régime paléo, car j’ai de gros problèmes digestif que je n’arrive pas à régler depuis quelques années; j’ai lu un poste dans lequel était écrit que les noix sont exclus du régime ainsi que les fruits et recommande finalement peu de légumes; quand pensez vous? pouvez vous me conseiller? merci; belle soirée

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